Le cheesecake d’automne (ou le dessert des parents épuisés en manque de réconfort)

Deux mois, déjà?

Euh, SEULEMENT tu veux dire?

Quand t’enchaînes les nuits blanches et que tu n’en vois pas le bout (on sait que ça prendra fin mais pour le moment on est juste usés, rincés, épuisés), le temps semble long, très long… Alors oui, j’ose dire l’inavouable, ce que plein de gens taisent pour ne pas offenser (on ne sait pas qui d’ailleurs!) : avoir un enfant c’est difficile. Deux c’est carrément crevant tsé, on a beaucoup de mal à tenir le choc, car on a beau s’être reposés un peu pendant la grossesse, y’avait quand même la grande à gérer, la maison à retaper, la boîte à faire tourner ! (Quelle idée les gars !)

Alors quand en plus, tu galères avec les nuits, que les microbes reviennent à la charge et que tout le monde est malade, tu veux juste claquer des doigts comme Ma sorcière bien-aimée et te téléporter sur une île déserte le temps de recharger les batteries (ou un peu plus hum). Non, en vrai tu bois du vin avec ton cheum et tu lui dis « qu’est-ce qui nous a pris? « , de bien rire, et de t’arrêter à deux verres tout de même, car, n’oublie pas, bébé ne fait pas ses nuits, alors si tu veux pas te gourer et mettre de la farine dans l’eau cette nuit à la place du lait en poudre et te taper une gueule de bois avec les gosses qui hurlent et courent partout (je vends du rêve), arrête toi à deux verres (si tu veux mon avis, c’est déjà trop vu que t’as pas picolé pendant presque un an).

Du mal à trouver un peu de temps pour s’échapper physiquement, il faut bien se réfugier quelque part… Alors c’est VRAI, ce que je fais c’est MAL… Je fais des gâteaux, que je mange (pas toute seule heureusement) et en plus je fais plein de photos, pour continuer de les manger dans ma tête (tarée la meuf).

Alors oui je vais marcher, faut bien ça pour éliminer quand même les gâteaux et le vin ahah… Et le reliquat de kilos de grossesse aussi ma vieille. Don’t forget to loose them. They won’t forget you bitch.

Bref vous avez compris, j’avais envie d’un gâteau réconfortant pour aller avec mon feu de cheminée et les balades en forêt en famille (eh, j’ai pas dit qu’il n’y avait pas de moments cool aussi hein). Alors j’ai opté pour un cheesecake aux pommes caramélisées, noix de pécan et caramel beurre salé (again).

Trève de parent(hèse), j’accouche de la recette :

Ingrédients

  • 245 g de biscuit type Spritz (ou palets bretons, speculoos…)
  • 73 g de beurre
  • 750 g de fromage type Philadelphia
  • 300 g de crème fraîche épaisse entière
  • 120 g de sucre fin
  • 1 g de vanille
  • 4 oeufs

Préparation

1 – Commencez par découper une feuille de papier sulfurisé environ 3 cm plus grande que le fond de votre moule à cheesecake (moule à cerclage clipsable et amovible). Positionnez le fond, puis la feuille au-dessus, et venez clipser le cercle en prenant le papier de façon à ce qu’il soit coincé (ceci facilitera grandement le démoulage et la mise sur plat du gâteau). Préchauffez le four à 180 °C.

2 – Dans un robot mixer, mettre les biscuits sablés et mixer jusqu’à ce qu’ils soient réduits en poudre. Faire fondre le beurre et le verser dans le mixer puis mixer l’ensemble quelques secondes.

3 – Verser la préparation dans le fond du moule tapissé de papier sulfurisé et tassez bien le biscuit afin d’obtenir le biscuit du cheesecake. Vous pouvez aussi remonter le biscuit sur les bords, avec le beurre fondu chaud mélangé au biscuit c’est possible, c’est pour cela qu’on ne le fait fondre qu’au dernier moment.

4 – Enfourner le moule pour précuire le biscuit, pendant 15 à 20 minutes.

5 – Pendant ce temps, à la main dans une jatte ou dans un robot à pâtisserie, mettre le fromage frais, la crème fraîche, le sucre et la vanille puis mélangez. Ajoutez ensuite les œufs un à un et mélangez à chaque fois.

6 – Sortez le gâteau du four puis versez la préparation sur le biscuit encore chaud, et enfournez de nouveau pour 45 minutes en baissant le four à 160°C.

7 – Une fois le temps de cuisson écoulé, sortez le gâteau puis laissez le refroidir complètement avant de le mettre au frais une nuit.

8 – Le lendemain, passez un couteau d’office sur le pourtour du gâteau afin de le décoller du moule, délicatement. Déclipsez le cerclage et ôtez-le. Préparez un plat pour le service. Petit moment délicat (faut prendre le coup de main) : soulevez légèrement le papier sulfurisé, passez votre main entre le papier et le fond du moule délicatement mais rapidement, puis reposez le gâteau sur le plat de service en enlevant le papier au passage (à mesure que vous reposez le gâteau). Le gâteau est lourd et fragile, il peut fissurer (comme sur la photo ahah) mais n’en reste pas moins bon !

9 – Ici, j’ai accompagné le cheesecake de caramel beurre salé, pommes caramélisées et noix de pécan. Vous pouvez très bien l’accompagner de coulis de fruits rouges (tel que je l’ai découvert en Ecosse avec ma copine Lulu) ou de juste un peu de caramel… Pour le caramel, faites fondre 150 g de sucre avec 50 g d’eau, laissez blondir « roux » avant de couper le feu, d’ajouter 10 cl de crème liquide et 50 g de beurre demi-sel. Pour les pommes, coupez de gros quartiers (ici 2 pommes ont largement suffit) après les avoir épluchées, faites les revenir dans du beurre, du sucre de canne et de la cannelle, couvrez et laissez cuire à feu doux pendant une bonne demi-heure. Pour les noix de pécan, faites les cuire au four 15 minutes à 180°C avant de les concasser au couteau une fois refroidies.

10 – Coupez le gâteau en 10 parts, dressez une part sur une assiette avec quelques pommes, du caramel et des noix de pécan. Après ça même si vous n’avez plus de force pour un câlin d’amour, pas de problème, roulez-vous dans une peau de bête et endormez-vous comme une masse près du feu, repu(e) et heureux(se). Mais faites garder les gosses avant.