Passé, présent, futur : lâcher-prise pour être heureux

Bilan de santé

Vous l’aurez remarqué, cette année déjà bien entamée et l’an dernier, les deux années « malades », je n’ai pas beaucoup publié. J’ai songé plusieurs fois à l’intérêt de mon blog, à l’intérêt de le garder ou pas. Ce n’est pourtant pas la chose la plus essentielle de ma vie… Mais il a nécessité tellement de temps et de travail, de (re)commencements, de brouillons d’articles jamais finis (qui ne le seront probablement sans doute jamais en fait), que je ne peux me résoudre à y mettre fin, car même s’il fonctionne au ralenti, il fait partie de ma vie, qui elle aussi prend une autre vitesse en ce moment avec l’arrivée prochaine de mon deuxième enfant.

Petite tenue confectionnée pour ma première fille en 2018

Et puis, il y a quelques semaines, alors même que je songeais sérieusement à supprimer mon blog, j’ai eu la très agréable surprise de constater qu’il suscitait beaucoup d’intérêt, que ma fréquentation est en hausse constante alors même que plus grand chose ne s’y passe ces temps-ci, que les articles sont lus, que les gens restent et surfent sur le blog, même sans y laisser de commentaire, et cela suffit à m’encourager.

Il peut aussi paraître brouillon, car j’y parle de nourriture, de voyage, de déco et parfois je m’insurge contre le système. J’ai bien voulu choisir parmi ces thèmes, mais alors choisir serait renoncer, et ces domaines font tous encore partie de ma vie.

Notre dernier voyage, à Londres, en décembre 2019, où nous sommes allés visiter les studios Harry Potter, à retrouver dans cet article

J’ai bien des projets pour les mois à venir, des projets d’écriture, des projets boulot, mais ces presque deux années écoulées m’ont montré à quel point il est difficile de tenir des délais, pour tout.

J’ai d’abord pensé pouvoir maîtriser l’ordre dans ma maison, et c’était sans ma fille qui grandit qui m’en f*** partout sans arrêt, alors j’ai lâché prise sur le nettoyage constant, pour ne pas péter les plombs.

J’ai pensé que mon entreprise de relooking de meubles démarrerait sur les chapeaux de roue, alors qu’un mois à peine après nous goutions notre premier confinement de deux mois… J’ai alors pensé qu’on partirait loin, qu’on prendrait la direction de la Savoie, et quand, sortis du confinement, j’ai joué la carte de la nana qui relance tous les prospects, Ô surprise de la vie, mon entreprise ne connaissait pas la crise…

Tellement qu’on a décidé avec ma moitié de partir vivre à la campagne, dans une maison qui offrirait un espace de travail convenable pour mes meubles, sans pour autant faire entrer les clients chez nous. Tout s’est enchainé, y compris les confinements, les nombreuses visites de maisons pour trouver enfin notre bonheur.

La patience était d’or, il a fallu attendre six mois pour pouvoir enfin déposer nos meubles dans notre nouveau logis, seulement, un petit être frappait déjà au portillon, arrivée bien plus vite que « prévu ».

Alors, on s’est activé sérieusement, on a rénové les sanitaires et notre chambre (où bébé sera notre colloc’ plusieurs mois), et les travaux suivent leur cours pour le reste. La vie est remplie de surprises, qui arrivent plus ou moins vite, qui nous font tantôt accélérer le rythme, tantôt ralentir.

Balade autour de chez nous, à Saint-Malo de Phily, un coin de nature exceptionnel que nous ne nous lassons pas d’explorer

Des amis partent, alors qu’on ne comprend pas pourquoi, des proches se détachent, on tente le dialogue, de comprendre, de faire changer d’avis, mais non, c’est ainsi que va la vie.

J’ai tenté le plus longtemps possible de rester sur mes convictions anti-répression, de garder ma sacro-sainte liberté et de lutter contre l’obligation du vaccin, mais j’ai cédé sous la pression médicale, sous la culpabilité qu’on m’a obligée à ressentir, et en dernier lieu, sous l’absence de sorties aujourd’hui avec ma fille.

Je me suis fait refouler à un rendez-vous prénatal parce que je n’avais pas ma deuxième dose, je me suis fait refouler à la piscine avec ma fille de trois ans ravie de pouvoir enfin y aller pendant ses vacances juste parce que mon pass sanitaire n’était pas encore vieux de sept jours mais de deux…

Un monde à l’envers qui visiblement continuera longtemps de fonctionner comme ça. Et puis j’ai passé trois mois à contacter la sécurité sociale pour savoir à quelle sauce je serai mangée pendant mon congé maternité (en tant qu’entrepreneur, rien de sûr !). Peu de réponse, vagues, qui finalement débouchent sur un verdict des plus cruels : cent quarante euros. Par mois, pour accueillir ma deuxième fille. Même pas le prix de trois tests PCR.

Après trois confinements et des vacances imposées confinées à répétition, des centres de loisirs fermés et pas d’autres choix que de suspendre mon activité professionnelle à chaque fois et sans revenus, voilà le grand remerciement de la société après ce parcours du combattant pour lancer ma boîte et lui faire tenir la marée…

De quoi sera fait 2022 ? Je ne le sais pas, je ne le prévois pas. Je vais envisager l’option positive et le plan B. Le lâcher prise aura été ma grande leçon de ces deux années très difficiles. Ce que j’en ai retenu c’est que le virus a divisé, ne nous a pas tués, mais nous a rendu plus forts. Que dans l’adversité de belles rencontres se sont faites, d’autres maintenues, d’autres encore se sont fait la malle. Que notre bonheur est à créer nous-même et qu’il ne faut rien attendre des autres pour avancer.

Les projets (sans dates cette fois!)

Alors je vous parle de projets, j’en ai toujours sous le coude, comme mes listes longues comme le bras (regardez ce beau champ lexical). Des projets perso, simples, comme mettre à jour mes albums photos, car non seulement je n’ai pas envie de devoir payer du stockage à un moment donné, mais pas non plus de regarder mes photos sur un écran, toutes dans le désordre et de façon impersonnelle, moi grande amoureuse du papier !

Il y a notre maison bien sûr qui est à continuer de rénover, puis ce sera au tour du jardin, une bien belle aventure encore, mais un peu sport cette fois avec un enfant en bas âge et enceinte jusqu’aux yeux !

Puis sur le plan professionnel, je vais me pencher sérieusement sur les cours de relooking et le développement du conseil en décoration, pour faire passer la restauration de meubles en activité secondaire. Le contexte m’impose un minimum de stabilité que je n’ai pas encore aujourd’hui et qu’il devient assez urgent de trouver, au risque de devoir retourner en entreprise (ceux qui me connaissent savent que je ne le supporterai pas longtemps), et puis plus de relations sociales et d’échanges, de me sentir moins seule dans mon coin. J’envisage éventuellement de monter une asso d’artisans créateurs dispensant des cours d’arts et d’artisanat, ce qui fait cruellement défaut à notre campagne environnante.

La planche ambiance de nos toilettes

En parallèle, ma passion pour la cuisine ne faiblit pas, surtout la pâtisserie, et j’ai ma grande fille de « Croizan » (comprenez trois ans) qui saute sur son petit marche pied dès qu’elle me voit sortir un livre ou un carnet de recettes pour venir patouiller les ingrédients avec maman ! J’ai donc eu l’idée de commencer à mettre sur pied un livre de recettes faciles à faire avec et pour les enfants, que j’auto-éditerais. Enfin, des projets, des projets !

D’ailleurs, n’ayant pas la science infuse, je suis preneuse de vos conseils pour développer ces aspects techniques et administratifs si vous avez des informations et/ou contacts à me donner 🙂

Résolutions pour la rentrée 2021

Bim ! J’ai mis une date ^^

Je ne vous en ai pas parlé, mais j’ai aussi fait un travail sur moi-même cette année, je suis allée consulter une hypnothérapeute suite à des conflits familiaux et intérieurs qui me rongeaient. Il m’a fallu du temps pour enclencher la démarche car les regards extérieurs, les jugements et les faux conseils ont longtemps eu raison de moi, plus que les conseils sincèrement bons que j’ai mis du temps à écouter et à mettre en application. Je ne dois pas être la seule, les confinements ont fait réfléchir beaucoup de gens et mis à mal des relations.

Quoiqu’il en soit cette étape m’a fait beaucoup de bien, j’ai parlé, j’ai pleuré, mais j’ai aussi senti que la vie était en moi depuis des semaines, sans que j’y prête attention, parce que trop occupée par des gens qui se fichaient de moi.

Soudain mon ventre est sorti, je sentais mon enfant bouger, sans doute le dernier que j’aurai, j’ai pris conscience du présent, au lieu de rester bloquée dans le passé et d’angoisser pour un futur qui ne se passe jamais comme prévu, j’ai laissé partir ceux que je ne peux retenir, j’ai arrêté de lutter contre la distance qui s’installe inéluctablement dès lors qu’on tombe les masques et qu’on devient soi-même, qu’on sait dire non, poser des limites et qu’on ose déplaire.

Cela ne s’est pas fait du jour au lendemain et il reste probablement du travail, mais je fais une pause pour le moment. Tout l’enseignement que cette petite thérapie m’a apporté restera en moi et je prends ma tasse de pensées positives tous les jours, je gribouille dans mon carnet de croquis spécial maison presque tous les jours aussi, et j’apprends à m’accepter comme je suis (randonneuse du dimanche plutôt que grande sportive, cuisinière gourmande, maman siesteuse) et à plus m’écouter pour être moins fatiguée et plus dispo pour mes gobelins (mari inclus). J’ai appris aussi à arrêter de culpabiliser de ne pas réussir à tout gérer, à tout faire (j’aurais aimé par exemple m’amuser à recréer une petite garde-robe de naissance pour la petite soeur qui arrive, mais pas le temps avec la grande à m’occuper) et que le temps est précieux, surtout celui passé avec ses enfants, qui poussent comme des cornichons sauteurs ^^

Bon voilà les nouvelles de la gestionnaire du blog, dans les starting block : J-17 (plus ou moins selon l’envie de bébé ^^)

Je profite de ce dernier paragraphe pour vous demander ce que vous souhaitez voir sur le blog : des recettes, des conseils déco, du voyage, et sous quelle forme ? Recette unique par article, bloc de recettes à thèmes? Envoyez-moi vos suggestions et je les étudierai avec attention 🙂

J’espère que vous passerez une bonne rentrée, je vous dis à très vite !

Bien à vous,

Angie