Chasse la gourmandise et elle revient au galop (introduction retour post-confinement)

21 août 2020

Après une période suspendue dans l’espace temps, synonyme à la fois d’incertitude et de bien-être où ceux qui n’avaient pas le droit d’aller travailler, d’aller en cours ou chez la nounou ont perdu la notion du temps et se croient encore trois mois de moins dans l’année, je sors la tête de l’eau pendant cette courte pause (mais nécessaire) où je décapuchonne la marmite pour faire retomber la pression…

Presque une semaine de passée et je commence à entrevoir l’apaisement. Bercée par le son du carillon de verre orange et jaune qui remue beaucoup ces jours ci avec les rafales de vent, dans la belle demeure d’une tante et d’un oncle, j’occupe mes journées à faire les nouveaux plans de décoration de notre future maison, à faire la sieste, cuisiner et aller marcher … Envie de tapoter le clavier, lorsque je me remets à flâner dans les bouquins de cuisine très créatifs qui sont rangés sous la table de salon de nos hôtes. Enfin, surtout de me mettre aux fourneaux, mais je me suis fait la promesse cette semaine de perdre quelques kilos, et pas l’inverse. Alors je réprimande une envie d’allumer le feu et de faire voler le sucre et le chocolat dans tous les sens…


20 avril 2021

Une année. Une année vient de s’écouler depuis le début du confinement printanier, du déconfinement estival, du reconfinement automnal, du déconfinement des fêtes, du reconfinement numéro trois printanier. Une année où ça se bouscule aux portes du brevet des vaccins, à qui en fabriquera le plus et en premier, où on vaccine sans l’imposer mais un peu quand même, aux pays qui ont de l’argent de préférence, où on a l’impression de voir la petite culotte de la voisine juste quand elle n’a pas mis son masque (OMG), où tout le monde se rentre dans le lard au supermarché pendant qu’on crie au secours de ne plus voir personne, où l’entraide est devenu un concept abstrait et que ça ne figure pas en case à cocher sur l’attestation… (de toute façon ça ne rapporte rien à l’état)

Une année où on nous a bridé presque toutes nos libertés, une par une, pendant qu’on a dû donner énormément de travail aux « autres » professionnels de santé, ceux qui d’habitude ne sont pas remboursés par la sécu, tous les thérapeutes, les soigneurs de l’âme, pas les donneurs de cachetons antidépressifs. On est devenu prisonniers de notre propre vie, de notre propre quotidien, environnement, le bousculement a eu un effet de raz-de-marée qui nous a fait quitter les villes, rencontrer nos collègues via internet avec un casque toute la journée, chopper mal au dos, courir sur des tapis ou à un kilomètre de la maison comme des souris dans une cage.

Une année très étrange où, au début, on vannait sur le virus chinois. Puis quand c’est venu taper aux portes de notre pays, on la ramenait moins. On est resté collé aux infos avant et pendant le confinement, cet état de sclérose des libertés, d’anéantissement des couples et familles fragiles, d’oppression des plus vulnérables, d’abandon des anciens, en fin de vie. Puis se sont créées plusieurs écoles. Ceux qui coupaient les infos et vivaient dans leur bulle en attendant que ça passe. Ceux qui selectionnaient les infos et devenaient conspirationnistes à distance et en solo. Ceux qui écoutent tous les jours les infos, devenus pâles et gris et capables de vous réciter le nombre de malades en réa tous les jours.

Puis il y a tous ces gens obligés d’aller bosser depuis le début (généralement tous les gens payés au Smic voire moins) à qui on n’a pas demandé l’avis ou facilité la tâche, toutes ces personnes qui ont dû jouer aux profs d’une main et bosser de l’autre (je dis « personnes » pour ne pas dire « femmes »), puis toutes ces autres gens à qui on a imposé de fermer boutique, fermer leur entreprise, leur commerce dit « non-essentiel », leur vie, leur bébé. Ceux qui n’ont vu le jour que l’espace d’un été depuis un an, et ceux qui comme moi, ont enchaîné la totale, garde d’enfants, absence de travail, absence de collègues, d’amis, de famille, de relations sociales, absence d’aide de l’Etat quand j’arrivais au bout du chômage, et absence d’aide de chômage partiel pour le statut d’indépendant.

Alors, forcément, cette année qui ne vendait pas vraiment du rêve, ne m’a pas permis d’en créer sur ce blog. Une envie certaine était là, mais retranchée derrière mon combat pour faire vivre mon entreprise toute neuve de restauration de meubles, de trouver désespérément un équilibre entre la vie de famille et de celle de cheffe d’entreprise, entreprise qui se développait malgré tout et qui nous a fait déménager à la campagne pour plus de place et un environnement plus calme.

Après deux mois dans notre nouveau chez nous, on prend nos marques, les choses se sont apaisées, notre fille va à l’école, mon entreprise continue de se développer même si cette année sera encore signe de changement avec l’arrivée d’un deuxième enfant pour la rentrée ! La morale de cette année écoulée? Ne pas croire que tout est acquis, ne pas croire qu’on maîtrise quoique ce soit, mais garder en tête ses objectifs, se repositionner dans le présent et s’adapter au changement, constamment, rester sur la vague jusqu’à la rive, le dénouement.

Alors avec cette longue introduction un peu spéciale où certains se retrouveront, sans doute plus que je ne l’imagine, je vous propose de repartir pour une année de recettes, d’anecdotes de voyage et de conseils pour réussir votre cuisine, votre pâtisserie, mais aussi des articles toujours branchés déco, même si je vous avoue dédier davantage cette partie sur mes comptes Instagram et Facebook pro Sur la route de la déco !

J’étais à deux doigts de supprimer d’un clic tout le travail que j’ai fait ici, supprimer l’univers De brique et de Breizh, quand soudain les conseils avisés d’une amie m’ont remise sur le droit chemin. Arrêter de vouloir plaire à tout le monde, mais ME faire plaisir en écrivant le journal de mes passions ici. Vous conter (crème) fleurette et hygge, reconnexion à la vie, la vraie, sans penser au qu’en dira-t-on …

Une introduction à quoi sur cet article ? A rien en fait. Cet article ne sera qu’une complainte, un début d’article que je n’ai pas eu la force de terminer, pris le temps de me faire plaisir, ne pas me contenter des contraintes et obligations du quotidien, une drôle de transition pour enfin imaginer oser pouvoir vous souhaiter une bonne année 2021 -car on sait tous qu’elle ne sera pas excellente, mais bonne serait déjà un beau souhait.

Alors à bientôt pour un nouvel article, car là, je le sens, c’est reparti !