La côte de Granit Rose : le Paradis des Côtes d’Armor

Effet du confinement sans doute, je m’évade à travers des articles de voyage pendant ce #stayathome.

En 2017 j’ai fait une formation de cuisinière. Formation professionnelle, durant laquelle je devais effectuer deux stages de trois semaines. Un stage en restaurant traditionnel, un autre en collectivités.

Un oncle m’a alors parlé d’un de ses anciens collègues qui avait ouvert un restaurant, sur la côte. Les dunes. J’y étais déjà allée manger, les grands-parents de Mat nous y avaient invités une fois. On avait super bien mangé. A ce moment j’avais choisi les joues de porc au cidre, je ne connaissais pas cette partie du cochon. Je me suis régalée, j’étais transportée très très loin (mais ça c’était dû au verre de blanc je crois) et ce restaurant m’avait marquée.

Alors oui, il faut normalement bien choisir son stage car on est susceptible de bosser après dans le restau… Mon formateur avait trouvé surprenant que je me déniche un stage loin de chez moi et loin de Rennes, à une heure et demi. Et il allait falloir que je dorme sur place. Mais vous savez quoi? On n’a qu’une vie et on ne sait pas de quoi demain est fait. Alors peut-être que je n’aurais pas eu de job après, mais je voulais faire un stage de rêve et c’était chose faite.

Ni une ni deux, j’ai réservé le camping pour trois semaines, et les grands parents de Mat m’ont prêté leur camping-car. Je vous laisse deviner à quel point cette pause hors du temps m’a fait du bien et m’a marquée.

J’étais seule, en bord de mer, au mois de mai, à vivre au rythme de mes horaires franchement cool (manque de bol pour le restau c’était la saison creuse), et où je me rendais à pied (je devais être à cinq minutes tout au plus). Le reste du temps? Je lisais, j’allais me baigner, j’allais faire des courses en vélo, je partais marcher et prendre des photos, je dessinais… Une pause en solo qui m’a vraiment fait du bien (oui oui je travaillais !)

Le week-end juste avant le stage, Mat m’a accompagnée bien sûr pour m’aider à bien garer le camping-car et à le caler (j’ai un peu fait ma nana sur ce coup-là ahah).

On en a profité pour visiter les lieux. Le week-end juste avant, on est allé se balader à Tréguier, où ce jour là, il y avait un défilé religieux, Le grand pardon de Saint-Yves. Tréguier est un très beau village dans les Côtes d’Armor, à quinze minutes de la mer et qui avait revêtu ses plus belles fleurs et drapeaux en cette occasion.

On s’est bien sûr promené à Penvénan, là où je faisais mes courses, avant de rejoindre le camping de Port-Blanc (commune dépendante de Penvénan). Mat en a profité aussi pour aller courir jusque Perros-Guirec avec le temps magnifique qu’on a eu. On est allé courir aussi ensemble jusque Buguélès : les paysages vallonnés de bord de mer, avec vue sur des demeures magnifiques et sur la nature, un séjour hors du temps dont je me suis imprégnée pour la vie.

Puis j’ai aussi appris quelques trucs pendant mon séjour, notamment une recette absolument fantastique de crème brûlée, enfin inratable, que je vous donne parce que je suis vraiment trop sympa (non je n’ai pas bu, je n’ai pas fait de stock de Côteaux du Layon, snif) :

Ingrédients pour 4 à 6 crèmes (selon contenant) :

  • 6 jaunes d’oeufs (gardez les blancs pour faire des blancs en neige que vous pourrez mettre dans des soufflés sucrés ou salés, des biscuits (type amarettis), ou des mousses au chocolat par exemple)
  • 100 g de sucre
  • 650 g de crème liquide 35% de matière grasse
  • une gousse de vanille
  • de la cassonade pour le dessus (et un chalumeau de cuisine)

Préparation :

  • Préchauffer le four à 100°C
  • Poser les ramequins dans une plaque à rebords (les crèmes vont cuire au bain-marie)
  • Mettez à chauffer la crème et la vanille (restez bien devant, car comme le lait, ça déborde quand on tourne les yeux deux secondes ailleurs)
  • Fouettez les jaunes et le sucre
  • Dès que la crème commence à bouillir, couper le feu et verser sur les oeufs et le sucre
  • Mélanger et verser dans les ramequins
  • Ajouter de l’eau dans la plaque où se trouvent les ramequins, à mi-hauteur de ceux-ci.
  • Mettre la plaque au four 1h15 à 100°C (pas plus), en faisant attention à ne pas mettre d’eau dans les crèmes.
  • Passé ce temps de cuisson, vous verrez que les crèmes ne sont pas encore figées, c’est normal. En secouant légèrement la plaque (avec un gant de cuisson !), vous verrez comme un effet « flamby », c’est l’effet que ça doit avoir.
  • Sortez les du four et attendez qu’elles refroidissent avant de les mettre au frais pour 2h minimum (essuyez les dessous avant, sinon vous allez avoir un peu d’eau dans le frigo).
  • Au moment de servir, saupoudrez de cassonade sur le dessus et flambez au chalumeau jusqu’à une jolie coloration dorée. Et puis, régalez-vous !

Variante délicieuse pour qui aime le goût du sarrasin :

Ajoutez 200 g de graines de sarrasin à infuser 30 minutes dans la crème chaude (feu coupé) puis filtrez au chinois. Cela donne un arôme incomparable ! (perso j’adore)

A la fin de mon séjour, qui a été hélas plus court que prévu car la dernière semaine de stage le restau a fermé pour congés (vu qu’il n’y avait vraiment pas beaucoup de clients à ce moment là), on est allé visiter Le jardin du Pellinec : entre les jardins et les châteaux, mon cœur balance ! J’adore ce genre d’excursions.

Un jardin absolument magnifique visitable uniquement en visité guidée par ce propriétaire passionné de beaux spécimens.

Et nous sommes allés faire la rando de la Pointe de Plougrescant, avec sa maison entre les pierres et le gouffre, un peu plus loin… Des paysages à couper le souffle, de vrais tableaux à eux-mêmes. Oui, vous avez bien compris, je suis tombée amoureuse de cet endroit.