200 tours à la déchette, 355 jours de travaux, 50 litres de peinture :la folle aventure de notre rénovation

2014. J’avais 26 ans, et Mat 28. Et si on rénovait ?

Cela faisait partie d’un de nos rêves, et c’est ensemble que nous avons pu nous y atteler, lorsque notre fille n’était pas encore là.

Nous étions tous deux en contrats intérimaires, avec des horaires décalés. On s’arrangeait pour être soit du matin en même temps, soit de l’après-midi.

Acheter une maison comporte des éléments à prendre en compte, pour nous, le principal à ce moment-là, était la commune. Nous étions restreints sur le choix en raison d’une obligation de proximité avec la caserne des pompiers (pour les permanences de Mat).

Et la commune sur laquelle nous sommes est assez chère, en raison de sa proximité avec Rennes (à 10 km). Au moment où nous souhaitions nous lancer, il n’y avait pas beaucoup de biens dans nos « prix » ! Commune d’environ 4000 habitants oblige. Qu’importe d’avoir le choix, l’essentiel c’est d’avoir le coup de coeur ! Et nous l’avons eu, ce coup de coeur, pour une maison située au coeur du bourg, mitoyenne, petite de façade, nous ne nous attendions pas à ce qu’elle pouvait offrir en ouvrant la porte…

Mat a d’abord visité la maison seul car je travaillais, mais avait déjà programmé une deuxième visite avec moi, car il le savait, la maison allait me plaire.


En voyant les photos vous n’allez peut-être pas bien vous rendre compte de l’espace et du potentiel qu’elle offrait, vous allez peut-être aussi penser qu’on a été complètement fous de s’attaquer à un tel chantier. Mais on était ensemble, et même bien accompagnés à des étapes clés du chantier par nos papas respectifs (menuisier comme Mat et maçon pour mon papa). Sans un certain savoir-faire familial, nous ne nous serions pas aventurés là-dedans, car alors le rêve d’une belle maison construite ensemble pourrait tourner au cauchemar.

Voici deux petits plans pour vous expliquer (en complément des photos).

Plan 1 – Version 2D : Maison avant les travaux
Plan 1 – Version 3D : maison avant les travaux
Plan 2 – Version 2D : Maison après les travaux
Plan 2 – Version 3D : maison après les travaux

J’ai voulu attendre que la maison soit « parfaite » comme dans un magazine avant de montrer tout l’avant-après réalisé, mais la vérité c’est qu’il n’y aura jamais d’après définitif, la maison est toujours en mouvement, en constante évolution avec nos besoins, nos envies, bref, avec nous !

Alors, je vous propose un avant/après à chaque étape/pièce de la maison, avec les explications, anecdotes et trucs qui nous sont arrivés, qui sait, cela pourrait vous servir un jour …


1- Etat des lieux

C’est donc fin mai 2014 que nous nous sommes décidés à trouver une maison à rénover. Jeunes et sans expérience, nous n’avons pas prêté attention à tous les détails à l’époque avant de signer, comme les lignes électriques supposées être enterrées un jour qui ne le sont toujours pas aujourd’hui (on attendait qu’elles le soient pour repeindre la façade), les places de parking manquantes et non-attribuées aux habitants, le bruit dans la rue qui se fait de plus en plus sentir en raison du nombre croissant d’habitations alentours, la salle des fêtes pas très loin de chez nous… Des petites choses qui ne sont pas visibles dans la maison, pas non plus audibles le samedi matin quand on visite.

Cela dit, nous avions eu le coup de coeur pour cette maison qui à l’époque faisait 70 m² et aujourd’hui 120. Il nous est apparu évident qu’il allait falloir construire une extension et aménager les combles. Tout était à refaire : l’électricité, la plomberie et le chauffage, les planchers, le carrelage… Nous devions passer par l’étape de la démollition, tout mettre à nu pour refaire aux normes et selon notre goût. Nous nous sommes donnés un an de rénovation, à la signature définitive en août 2014, pendant que nous louions un appart dans la même commune (budget à prévoir donc) : un vrai challenge sportif !

Voici la maison lorsque nous l’avons achetée, côté rue. La toiture est en bon état, mais à démousser. Une ancienne petite niche d’accès juste en-dessous était l’endroit où était stocké la paille et le blé à l’époque… car la maison date de 1850 ! A droite vous pouvez apercevoir le garage de ma voisine, où passaient en fait les chevaux. Les trois maisons communiquaient pour n’en former qu’une auparavant et l’ensemble appartenait à un médecin.

Les ouvertures étaient à changer, et une modification de façade pour réduire la porte d’entrée, il nous a donc fallu monter un dossier de demande préalable de travaux à la mairie : le délai de réponse est de 2 mois. Nous avons attendu 2 mois… pour qu’on nous dise qu’on ne nous avait pas remis le bon dossier ! Du coup on a recommencé… et attendu de nouveau 2 mois pour avoir la confirmation que nos travaux étaient acceptés (ainsi que la demande d’extension derrière).

Là on voit la maison de derrière : il n’y avait pas de clôture entre mes voisins (qui étaient en fait les vendeurs de notre maison) et nous, c’est pourquoi on aperçoit la voiture du voisin, qu’il garait dans la cour.

Ici, on a une vue depuis la porte d’entrée vers la porte-fenêtre de derrière. La porte sur la gauche que l’on aperçoit menait à l’escalier. Au fond on voit la cour. C’est à cet endroit que se trouve aujourd’hui la cuisine.

Par rapport à la photo du dessus, on se déplace vers la droite : c’est là que se trouvait le coin cuisine et la cheminée. On aperçoit un peu de lumière dans une petite pièce à droite : c’étaient les sanitaires. Toute cette partie est aujourd’hui cachée : on a monté une cloison et cet espace est notre atelier/buanderie aujourd’hui.

Revenons vers la gauche par rapport à la première photo : vous aperceviez la porte de l’escalier. Sur ce même mur, un peu avant, se trouvait une chambre, vous voyez sur la photo la table verte de la pièce principale sur la droite (oui la maison servait de gros débarras avant notre arrivée ^^). Cette pièce est aujourd’hui notre salon (les cloisons ont été abattues).

Voici l’espace qui nous a donné envie d’acheter la maison : il était clair que cette cour allait servir à agrandir la maison. Espace exposé plein sud, nous installerions notre cuisine.

Ca y est, on arrive au premier étage : en haut de l’escalier se trouvent trois pièces : celle d’en face est là. Exposée plein sud, cette pièce nous servirait à faire la salle d’eau. A côté se trouvent deux chambres, elles exposées nord. Nous souhaitons des toilettes aussi au premier étage, alors il nous faudra casser toutes les cloisons et refaire les planchers (en plus de l’électricité et de la plomberie).

Voici la plus grande des deux chambres (qui l’est toujours aujourd’hui), à droite de la pièce qui nous sert de salle d’eau.

Je n’ai pas de photo du dernier étage à cette époque, pour la bonne et simple raison qu’il n’y avait ni lumière électrique là haut ni ouverture : c’était le noir total, où pour accéder il fallait baisser la tête au risque de se faire bien mal.

Il faut de l’envie et de l’imagination, accompagnée d’un bon savoir-faire et de l’énergie pour se lancer dans un projet de rénovation, et nous avions tout ça en poche. La démolition pouvait commencer !

2 – Démolir pour le plaisir !

Comme on ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs, nous on ne fait pas du neuf sur du pourri (oeuf pourri…Non? bon.)

La maison, comme vous l’avez vu, servait plus de débarras qu’autre chose. Elle n’avait pas été habitée depuis 20 ans. Et donc plus rien n’était aux normes, ni propre et esthétique de toute façon. On allait tout démolir, du sol au plafond car il fallait tout refaire à neuf : l’isolation, les murs, la plomberie, l’electricité… En somme, on gardait les murs et la toiture et on cassait tout dedans.

Le lendemain de la signature, on commençait à casser !

Là c’est « propre » ! Il y en avait partout quand on a commencé les coups de massue dans les cloisons du haut ! Je vous épargne le nombre de tours à la déchette qu’on s’est coltinés (ça dépasse la centaine sur tout le chantier !). Un mélange de briques creuses recouvertes d’une couche de terre tenue par de la paille, le tout recouvert d’une épaisse couche de plâtre et peinte avec une peinture au plomb…Pas très sain tout ça !

S’en est rapidement suivi le balançage par la fenêtre des planches en châtaigner qui composaient le sol des étages et de la chambre du bas.(où est le salon actuellement).

Toutes les cloisons du premier étage ont été abattues, afin de tout recréer sainement et d’ajouter un WC aux 3 pièces que nous allions redessiner.

Les murs en terre apparaissaient au fur et à mesure des démolitions. C’est une odeur très particulière cette poussière qui sentait l’ancien, le renfermé. Une odeur dont je me souviens encore aujourd’hui, tellement on l’a respirée…

Ici on peut voir la deuxième partie de l’escalier, qui était très abîmé sur certaines marches, et la trémie de l’escalier très étroite, qu’il a fallu agrandir par la suite.

Ici on a abattu à la masse la cheminée qui n’allait pas nous servir, car nichée dans un endroit qui allait être condamné : cet emplacement a été rebouché proprement et j’y range aujourd’hui mon matériel de bricolage, dans un placard intégré qui se trouve dans notre pièce de débarras.

La cloison de la chambre était cassée, celle qui entourait l’escalier aussi… Là où Mat se trouve à droite, le mur porteur, qui a été ouvert vers l’extension aujourd’hui. L’escalier est le vestige de la maison ! Il n’a pas bougé de place, c’est toujours le même, il a été repeint. On peut dire qu’on a une antiquité à la maison !

La petite remorque de beau-papa qui nous a bien servi pendant le chantier, aussi bien pour emmener des gravas à la déchette que de ramener du matériel.

On a aussi démonté l’escalier, car sans cela, nous n’aurions pas pu passer nos trois poutres en métal (IPN) qui allaient porter le mur porteur que nous allions casser pour ouvrir la pièce. Nous avons donc démonté, numéroté et rangé les marches de l’escalier, pour laisser la place à une échelle, pendant plusieurs mois (j’ai mis mon vertige de côté pendant ce laps de temps).

Pendant ce temps il fallait aussi s’atteler à la tâche des plaques de béton et leurs poteaux à abattre et à enlever pour pouvoir commencer à prendre les repères pour construire l’extension de la maison.

Un premier mois de travaux qui a démarré sur les chapeaux de roue, axé sur la démolition, l’évacuation des gravas et la préparation du chantier avant rénovation. Une période qui heureusement s’est passée en début de chantier et quand la météo était encore bien agréable. Car c’était très physique et très sale, et il valait mieux faire ça bien motivés plutôt qu’essoufflés en fin de chantier.

3- Consolider les planchers bois et préparer la dalle

De l’extérieur, j’aurais dis « kézako? »

Mais quand on participe activement à un si gros projet, si prenant, on s’intéresse forcément, on apprend des choses, on donne de soi dans la maison qu’on veut habiter. C’était comme notre premier enfant, on ne pensait que « maison ».

Début octobre de cette année 2014, cela faisait un mois que la maison était à nous. Nous recevions notre première livraison de matériaux : le bois. Linteaux, bastaings, solives : tout pour consolider les planchers et les remettre à neuf, et construire l’ossature bois de l’extension.

En parallèle nous réglions le soucis de l’assainissement de la maison. Nous avions une clause suspensive sur le compromis de vente : que l’assainissement soit aux normes. Les gars de la Saur sont passés vérifier et tout était ok. La maison a donc été vendue. Seulement, notre siphon se trouvait dans le garage du voisin. C’est-à-dire qu’en cas de problème, nous n’avions pas accès directement à nos propres évacuations… et pourtant, ce n’était pas « hors normes ». La bagatelle nous aura coûté une belle somme d’argent que nous n’avions prévu, afin de rapatrier l’accès aux évacuations chez nous. Prudence donc si vous êtes un jour confrontés à ce cas de figure !

Voici une vue du deuxième étage. L’autre raison pour laquelle nous avons acheté la maison : tout cet espace allait devenir notre chambre ! Nous avons ôté le plancher, la lumière vient d’en bas, à ce moment.

Toujours la vue du deuxième étage, vers le premier.

Ici la vue du premier étage vers le grenier.

Vue du bas de l’échelle, donc au rez-de-chaussée, vers les deux étages. A ce moment on avait une vue vertigineuse jusqu’au toit, environ 12 mètres de haut au total !

N’ayant pas de garage ou de pièce de stockage, on a entreposé le bois directement dans la maison, en bas. Les gars se servaient au fur et à mesure.

Côté « salon » on avait entreposé l’escalier démonté !

Des échafaudages ont été montés au premier quand le plancher a été installé afin de pouvoir accéder au second pour y installer le plancher aussi.

Là, une très grosse partie du chantier se mettait en place : l’ouverture progressive du mur porteur. Ici le linteau en béton des portes d’accès au jardin a été remonté avec des étais après avoir creusé le mur. Mat a installé un système de poulie par l’extérieur pour pouvoir installer les 3 poutres en métal qui mesuraient 4 mètres de long et pesaient 400 kg chacune.

Quelques rangs de parpaings ont été montés pour élargir l’appui des IPN, de part et d’autre du mur en terre.

On aperçoit la première poutre IPN qui a été placée avec 5 paires de bras et de l’ingéniosité.

Les 3 IPN sont posés. Le mur peut donc être abattu et s’ouvrir sur un nouvel avenir 🙂

4- La dalle de l’extension

Longtemps mon père me parlait de « couler une dalle » en rentrant du boulot. Aujourd’hui on a coulé la dalle, disait-il, et il était toujours très fatigué après ces journées-là. C’est sûrement bête, mais j’ai été heureuse d’avoir participé à couler une dalle un jour, et chez moi, de surcroît. Parce que j’avais vécu ce que papa vit au quotidien et que je comprenais mieux son langage technique lorsqu’il parle de maçonnerie.

Comme on peut le voir, le mur et ses ouvertures ne servent plus à rien ! Ca paraît simple de casser un mur, « il n’y a qu’à le pousser » comme dans les dessins animés, me disais-je !

C’est un après-midi que Mat, son grand frère et moi avons cassé le gros mur. Il fallait y aller au burineur électrique, de sacrées secousses dans les bras et le dos, auxquelles il fallait rajouter les nombreux seaux de terre à débarrasser plus loin… Difficile de tenir le rythme, mais j’étais heureuse de mettre la main à la pâte autant que je pouvais.

Sur cette photo, le mur a été abattu, on a mis des plaques de tripli pour boucher le trou en attendant de couler la dalle et de construire l’extension. Au dehors on aperçoit des monts de terre : pendant un mois, tous les jours, Mat a creusé au niveau de la dalle pour réaliser les fondations. Un travail titanesque …

En creusant, on a trouvé de grosses pierres de schistes rouges. On en a gardé beaucoup au début, puis on a fini par en donner pas mal. On en a gardé pour décorer le bas de l’extension, façade extérieure bien sûr.

Une fois la terre enlevée, il allait falloir consolider le sol qui allait recevoir l’ossature bois. Pas besoin de profondes fondations, le bois étant un matériau léger, comparé au parpaing ou à la brique.

Mat a donc creusé 5 trous supplémentaires, dans lesquels nous allions mettre des seaux en métal, qui allaient être féraillés et bétonnés, afin d’avoir des appuis solides dans le sol.

Une couche de cailloux a ensuite été étalée afin de renforcer l’efficacité et la solidité du béton qui allait être coulé.

Les seaux de récupération en métal nous servaient de coffrage (= de moulage en langage normal ^^).

On a ensuite étalé du sable pour égaliser le sol, fait passer les tuyaux d’évacuation et les arrivées eau chaude et eau froide, avant que le béton ne soit coulé. Les tiges en métal qui sortent serviront à attacher le trellis en métal qui va venir se poser sur le sol, et on repliera le surplus des tiges vers le sol : elles seront prises dans le sol lorsque le béton sera coulé.

Du polystyrène a été installé sur le sable pour isoler du froid (que le sol de la maison ne soit pas trop froid à l’intérieur) et une bâche a été mise dessus, pour isoler de l’humidité du sol. Sur cette bâche a été posé le treillis soudé. La dalle était prête à être coulée !

C’est fin janvier 2015, soit 5 mois après le début des travaux, qu’on a coulé la dalle. Ce jour là il nous fallait du monde car le béton prend vite : il fallait être rapide et efficace ! La toupie de béton est venue nous livrer 4 mètres cubes qu’elle déversait dans des brouettes, que nous transportions à tour de rôle depuis l’entrée de la maison jusqu’à la dalle, et on répartissait le béton jusqu’à épuisement de la toupie, avant que Mat et son père n’égalisent bien la dalle pour le séchage. A 6, il nous a fallu 2h pour tout faire.

J’ai adoré prendre cette photo, car l’espace se dessinait enfin, on voyait ce que notre futur chez nous allait donner… Sans les bières ^^

5 – La construction de l’extension

L’extension a été ultra rapide à réaliser, deux semaines et tout était construit ! Mais il a fallu laisser un peu sécher la dalle avant, alors pendant ce temps, début février, la SAUR est venue réaliser les travaux d’assainissement et les gars bossaient du coup en amont sur les évacuations et les regards à installer. Etape de plomberie donc.

L’occasion aussi de réaliser les cache-moineaux, juste en-dessous de la toiture. On a récupéré du vieux plancher en châtaigner pour les réaliser et profité de l’échaffaudage pour les installer. Pendant que la dalle continue de sécher, les gars commencent à monter la structure bois à l’intérieur.

Construction ici du panneau avec la petite fenêtre de cuisine qui donnera vue sur le jardin.

Ca y est, la dalle sèche, on peut poser la structure bois sur un rang de parpaings : la maison se redessine !

Ca y est, tout est hors gel ! On a récupéré la porte-fenêtre d’origine pour fermer, en attendant d’avoir nos ouvertures (on s’y est pris un peu tard, avec deux mois d’attente pour la fabrication on a dû avancer sur le placo avant !). Les travaux avançaient bien, on était vraiment contents.

A l’intérieur aussi ça avançait : la cloison qui allait abriter notre atelier/buanderie se formait.

Rapidement, on a fait appel à un couvreur pour protéger l’extension et installer la fenêtre de toit qui amène aujourd’hui énormément de lumière dans la maison.

Première ouverture neuve installée, je n’avais jamais été aussi heureuse de prendre une fenêtre en photo !

Dans le même temps, on a réduit la largeur de l’entrée. La partie murée en parpaings fait partie de l’atelier désormais, et les évacuations sont bien accessibles depuis chez nous !

6- Ça sent le neuf : isolation, cloisons et fenêtres !

Comme expliqué précédemment, la logique est de poser les fenêtres et ensuite l’isolation et le Placo (plaques de plâtre). Seulement, pas toujours simple d’anticiper les commandes et délais de livraison quand on est en plein chantier. On s’est un peu laissé déborder et on est allé commander les ouvertures un peu tard.

Pour l’électricité, on a commandé une pieuvre électrique, que l’on a fait fabriquer par une société vendéenne. Après quelques échanges et rectifications de plans, ils nous ont envoyé la pieuvre qui a été très facile à installer (les gaines numérotées sur le plan et sur la pieuvre nous indiquaient clairement où positionner les fils). Une après-midi à deux a suffit pour tirer toutes les gaines. L’isolation a ensuite commencé à être installée.

Beaucoup de paquets d’isolants ont été livrés en même temps que les plaques de plâtre : blanc pour les classiques, vert pour les hydrofugées (pour les pièces humides) et bleu pour l’isolation phonique (sur le plafond du bas pour le plancher bois assez bruyant par nature).

Ici, la salle de bain reprend forme. Après avoir tracé au sol les nouvelles cloisons ont été monté avec des rails, et les plaques de plâtre fixées dessus.

A l’étage, les Vélux ont été installés : un apport de lumière incroyable et nécessaire dans ce vieux grenier où il n’y avait aucune fenêtre.

Lorsqu’on a redessiné les espaces, il nous paraissait nécessaire d’avoir un palier desservant les 4 pièces du premier étage (la salle d’eau, les toilettes et les deux chambres). Afin de ne pas se retrouver avec 4 portes battantes, on a décidé de placer deux portes à galandage (qui rentrent dans les cloisons en coulissant), pour les toilettes et la salle d’eau. Cela nous fait gagner en place et en praticité. On a aussi pris le parti de casser un angle pour accéder à la plus petite des chambres (celle le plus à droite) afin de ne pas se retrouver dans un couloir trop exigu.

A gauche, les toilettes, et en face et à droite, les deux chambres.

C’est le 4 juin qu’on reçoit enfin nos ouvertures. La maison n’attendait plus qu’elles !

7 – Ça sent bon la fin : ouvertures, carrelage et peintures

Encore une grosse livraison qui nécessitait des bras et du savoir-faire ! On a choisi des ouvertures en aluminium anthracite pour l’extérieur et blanc pour l’intérieur. Il faisait beau ce jour-là et on a pu installer pas mal d’ouvertures. Les autres ont été changées dans les jours qui suivaient.

A chaque fois que je passais devant une fenêtre ou une porte installée, j’en avais les larmes aux yeux, on tenait le bon bout ! Encore quelques semaines et nous serions dans la maison (car le préavis de l’appart était lancé! Trois mois pour déguerpir!)

En plus de poser les fenêtres il fallait aussi raccorder et régler les volets roulants électriques.

Notre petite fenêtre coulissante de cuisine posée, je m’y voyais déjà faire la vaisselle en regardant dans le jardin !

Mat et son père étaient à ce moment en train de dessiner l’endroit qui allait être ouvert et où une porte de service serait posée, pour accéder au jardin par l’atelier/buanderie.

Petite pause pour les gars, j’ai peint les murs et les plafonds en blanc d’abord, au rez-de-chaussée et au premier étage. Bientôt mon père allait arriver et avec lui nous ferions le carrelage du bas et de la salle de bain.

Avant de poser la douche et le carrelage, Mat a appliqué un kit d’étanchéité, pour renforcer encore la protection des plaques de plâtre.

En attendant les parents qui arrivent, on continue d’isoler dans notre future chambre après avoir créé une cloison pour le dressing.

Mon père a passé de l’acide pour bien dégraisser l’ancien carrelage. Un ragréage a ensuite été fait pour égaliser tout le sol.

En attendant le séchage du ragréage, les gars ont commencé le carrelage sol et mural de la salle de bain.

Ca y est, le carrelage du rez-de-chaussée est aussi terminé. Mon père et Mat on collé et placé le carrelage, et le lendemain, c’est ma mère et moi qui faisions les joints, encore un boulot sacrément physique !

Dans la foulée, Mat et mon père ont remonté l’escalier : ça faisait un bon moment qu’on ne l’avait vu ! Pendant ce temps, ma mère et moi ramenions petit à petit des cartons de l’appartement. On allait bientôt emménager dans notre nouveau chez nous…

Le plus gros était fait mais on ne s’arrêtait pas en si bon chemin : il restait le parquet du premier à faire, et encore quelques endroits à finir d’isoler et plaquer, comme la cage d’escalier.

Le 29 août 2014, la maison était signée. Le 13 août 2015, nous passions notre première nuit dans notre demeure, soit moins d’un an après le début des travaux : challenge relevé ! Deux semaines plus tard nous rendions les clés de notre appart de location.

Petit tour de déco maintenant, en mode avant/après en sachant que l’avant est le mur blanc et l’après… toujours en mouvement !

8 – Place à la déco !

Quand on venait d’arriver, forcément c’était carnaval avec toutes ces couleurs qui n’allaient plus avec la maison ! Petit à petit les murs ont été colorés, les meubles repeints ou changés, revendus, changés de place… Bref on vivait dans la maison, et on a surtout levé le pied. Après une année très intense, plus de stress, les choses évoluent à leur rythme. A l’heure qu’il est on termine encore des bricoles à droite et à gauche et j’ai même déjà changé la couleur de l’entrée (projet de meubles à changer aussi en cours !).

Le salon

Certains meubles, comme le pouf, le touret en bois ou le meuble tv dataient de mon premier appart en 2009. (ici, août 2015)
On a changé de meubles, changé la disposition, repeint et coupé le meuble tv, repeint une table de bistro transformée en table basse, et notre beau fauteuil était dans le salon à ce moment (2016).
Je travaillais déjà avec les peintures Eléonore Déco, et j’ai testé la métalline sur mon meuble, un produit pour donner un effet métallisé. On a aussi rajouté des portes au meuble (2017).
Noël 2017, le sapin s’est installé ainsi qu’une cheminée…dans la télé ahah ! Il manque toujours la porte de la niche à ce moment.
Coup de neuf sur la table, car j’en avais marre du dessin et du multiple effet usé de toutes les couleurs. L’entrée est rouge depuis 2016
Noël 2019 – La porte se termine (il manque la partie basse – prête à poser), elle a été plaquée en noyer puis vernie, et on y a mis des poignées chinées en Belgique. Des photos noir et blanc de Suzie et nous trônent au-dessus de la télé, pendant que le bureau que j’ai chiné cet été juste avant le mariage attend de retrouver sa place près de l’escalier. La table a été changée encore une fois : avec bébé dans les parages, pas moyen de poser des bibelots dessus, alors j’y ai appliqué un décalcomanie géant, ça l’habille !
Ici on voit l’affiche Bourgeois chinée il y a un an et demi sur une brocante d’été en Bretagne.
Gros plan sur ma table basse – Décembre 2019
Peintures Eléonore Déco et décalcomanie RE-DESIGN, acheté chez IB DECO à Lestrem (62)
Petite vue (oui petite) sur l’entrée repeinte en blanc. Oui car elle est en cours de réaménagement : plus esthétique, plus chaleureuse et plus pratique au programme… A suivre donc 🙂

L’entrée

La maison -toute de blanc vêtue – était ultra lumineuse quand nous venions d’emménager. Il fallait poser nos meubles et se demander ce qui serait à mettre en place. J’ai rapidement voulu du lambris brut sur le mur de l’entrée, pour donner de la texture, du cachet.
Notre meuble breton – qu’on avait fait sabler et laissé brut – faisait tâche dans l’entrée; en plus il occultait la lumière d’un des spots du plafond.
Une fois repeinte en rouge, l’entrée avait son mot à dire ! Elle apportait du pep’s pendant les beaux jours, mais absorbait beaucoup la lumière dès qu’il faisait mauvais temps.
Le luminaire dans le salon a été rajouté bien après l’emménagement. Seul l’applique au-dessus du cadre était là quand nous avions emménagé, et on s’est aperçu qu’il manquait un apport de lumière central. Alors un été quand mon père était en vacances chez nous, il a tiré les câbles nécessaires avec Mat, qui au moment des travaux avait laissé une mèche de repère – au cas où – justement; nous prenait un jour l’envie de rajouter de la lumière.
Une petite table d’appoint dont il manque un tiroir (à refaire sur ma longue liste!), qui comble un trou en attendant que ma dernière trouvaille en date ne soit finie…

L’escalier

Dire que quelques mois plus tôt il y avait encore une échelle ici ! C’est en 2016, en rentrant du Canada, que je me suis décidée à décorer la cage d’escalier… et l’escalier.
Je me suis d’abord occupée des murs. J’avais envie de papier peint original, style « cabinet de curiosités » – dont je ne me lasse (étonnamment) pas ! Par contre certains endroits étaient difficiles d’accès, un peu de gym s’imposait pour atteindre certains angles ! Et beaucoup de patience pour les découpes de papier.
Dans un premier temps je me suis juste occupée de la partie de l’escalier qui mène du rez-de-chaussée au premier étage, et mon choix s’est porté sur le « tout-blanc ». On a beau faire attention, le blanc sur les marches, c’est compliqué : salissant, qui s’abîme vite. J’avais d’ailleurs pris un produit « tout en un » (sous-couche, peinture et vernis)… Que je déconseille absolument ! Ca ne couvrait rien et le tanin du bois laissait apparaître des tâches jaunes avec le temps… Aujourd’hui la deuxième partie de l’escalier est terminée et j’ai repeint les marches des deux escaliers en gris anthracite avec de la peinture pour extérieur : ça ne bouge pas ! J’ai laissé les contremarches en blanc. Repeindre un escalier, c’est du boulot, il faut bien prévoir 1 à 2 semaines de travail (selon vos disponibilités).

Les toilettes

La cuisine et la salle à manger (extension)

Le palier

Il y a toujours des petits endroits dans la maison, même si on veut tout optimiser et ne pas gâcher la place, qui sont « perdus », du type couloirs et paliers. Souvent des espaces étroits et sombres, mais nécessaires pour la répartition des pièces. On voulait quand même laisser entrer la lumière et avons décidé de placer deux portes à galandages et deux portes à ouverture classique, afin de limiter les chocs de portes ouvertes et le bazar visuel. On a aussi pris le parti de casser un angle (porte de droite) pour ne pas créer un effet couloir trop marqué qui absorbe la lumière et réduit la sensation d’espace.

La salle de bain

La chambre de Suzie

La chambre d’amis

La suite parentale

Le jardin

Aujourd’hui il nous reste encore la façade à reboucher par endroits et à repeindre (arrière et avant), faire dé-mousser la toiture et repeindre le bardage extérieur (entretien du bois).


Voilà cet article si attendu (au moins par moi qui note et renote ça à faire partout, sur tous mes carnets et tableaux en tout genre!) est terminé. Enfin, en constante évolution, donc à actualiser. Jusqu’à ce qu’on parte, un jour.

Car même si je me dis que tout ça n’est que matériel, même si la rue et son bruit me tapent sur le système parfois, même si on n’a pas de place de parking attribuée et qu’on se fait rayer nos bagnoles avec ces stationnements qui chevauchent les trottoirs, c’est que je l’aime ma maison. On en a bavé, on en a rêvé, on a eu notre bébé, on s’y est marié, alors oui, je suis émue de terminer cet article. Un chapitre de notre vie.