5 étapes pour faire une tarte noix et caramel (de bonne année)

Je vous souhaite tout d’abord paix, lâcher-prise et que vous et ceux que vous aimez soyez en bonne santé, pas seulement pour cette année, mais le plus longtemps possible.

Il est des choses importantes dans la vie, elles diffèrent selon les gens, mais je suis convaincue que l’essentiel ne réside pas dans le matériel. Le bonheur est en nous, tout dépend de la façon dont on voit les évènements de la vie.


Car avoir une belle maison, une belle voiture et un bon salaire ne font pas le bonheur. Un jour, la maison peut prendre feu (regardez donc ce qui se passe en Australie en ce moment – entre autres), ou la commune peut vous flanquer dehors car ils auront décidé de raser votre maison et vos souvenirs avec un petit chèque derrière.

La voiture, rien de moins fiable que ça. A peine achetée, elle perd énormément de valeur, sans compter l’argent qu’elle coûte à faire rouler et à entretenir. Ca vous rend heureux vous? Si je pouvais, je m’en passerais volontiers.

Un bon salaire c’est quoi pour vous? Pour moi c’était quand j’avais atteint les 2000 euros, pendant un an, quand je bossais en intérim : je posais des colis sur des palettes. En commençant à 4h du matin, en travaillant dans un entrepôt frais (4°C). J’étais fatiguée, les mains pleines de crevasses, le dos en bouillie, et tellement frustrée de l’absence de sens de mon job que j’ai mis très peu d’argent de côté pendant ce temps… Je claquais tout pour avoir un semblant de joie de gagner cette argent.


Par contre, l’an dernier j’ai failli perdre mon père. Il a fait un infarctus, son coeur s’est arrêté, maman l’a sauvé. J’avais Suzie sur les genoux quand maman m’a appelée, le monde s’écroulait autour de moi, papa était dans le coma, on ne savait pas s’il allait s’en sortir. Et puis on a eu la chance d’être encore tous là pour les fêtes, parents, enfants et petits-enfants.

Entre temps, une amie qui a l’âge de ma maman s’est battue (et se bat toujours) contre un cancer du sein, ma grand’tante qui était ma nounou se bat de nouveau contre son cancer des lymphes et mon ancienne manager (quelle team à l’époque!) se bat elle aussi contre un cancer des os, puis notre copain, qui se bat contre sa tumeur au cerveau…

Une année difficile, et on a beau « souhaiter la santé surtout » aux gens, qui entend ce souhait?

Alors moi je vous souhaite de trouver la paix intérieure, l’acceptation du temps qui passe, d’être là pour ceux qui en ont besoin, de lâcher prise aussi (qu’est-ce que c’est dur ça) car dans ce monde de concurrence permanente on veut être les meilleurs partout : que la maison soit propre et rangée, qu’on fasse du sport deux fois par semaine -minimum-sinon-ça-ne-sert-à-rien , qu’on mange équilibré et fait maison, qu’on se garde du temps pour soi, mais qu’on s’occupe à fond des enfants, qu’on sache trouver un équilibre, ah et aller bosser pour garder une dignité (parce que le reste c’est du flan n’est-ce pas).

Alors si comme moi vous arrivez enfin à porter des vêtements pas repassés, que la salle de bain n’a pas été grattée de fond en comble depuis un mois, que vous mangez des soupes pour aller vite aussi, que vous faites plus souvent la sieste que bébé et que vous faites de votre mieux pour ne pas craquer à vous taper 1h de bouchon pour faire 10 km, et bien vous aurez réussi votre année. N’oubliez pas d’aller voir ceux que vous aimez, de prendre un café, discuter, et de leur glisser un je t’aime à l’oreille. Quand on n’a pas le temps, on le prend.

D’ailleurs, j’ai encore plein de trucs sur plein de listes à faire. Ca ne met jamais la journée, mais plutôt le mois (minimum), mais ça m’évite de surchauffer que d’écrire. Comme si j’allais oublier que j’avais envie d’écrire, je me note « blog » un peu partout (rires).

Hier j’avais envie de tarter. Alors j’en ai fait une qui redonne envie en ce début janvier si frisquet ici, dans la contrée du beurre salé.

Une tarte aux noix (noix, noix de pécan, cajou, noisettes et amandes) et au caramel beurre salé. De quoi se donner une bonne excuse de procrastiner, se dire que la paperasse et le linge attendront demain (le temps que la tarte soit avalée).


Ingrédients

  • Pour la pâte sablée :
    • 250 g de farine
    • 125 g de beurre
    • 100 g de sucre
    • 1 oeuf
    • 1 peu d’eau
  • Pour la garniture :
    • 200 g de noix diverses (selon votre goût)
    • caramel beurre salé :
      • 150 g de sucre
      • 10 cl de crème liquide
      • 50 g de beurre

Préparation

1- Commencez par la pâte sablée : dans une jatte, versez la farine, le sucre et le beurre à température ambiante en parcelles. Sablez du bout des doigts (ou au robot, à la feuille), ajoutez l’œuf et un peu d’eau. Formez une galette et placez au frais, filmée, la pâte pendant 20 à 30 minutes (repos du gluten).

2- Je me suis procuré un moule a fond amovible rectangulaire, pour changer, c’est sympa comme résultat et c’est facile à couper. Une fois la pâte reposée, farinez un plan de travail légèrement et repétrissez la pâte et formez un boudin. Aplatissez le boudin avec la paume de la main pour commencer à former un rectangle. Finissez avec le rouleau et contrôlez avec le moule en le posant sur la pâte : pas besoin de trop étaler. Il faut la taille du moule + 2 à 3 cm pour les bords.

3- Foncez la pâte dans le moule et faites de jolis bords. Allumez le four à 180°C. Versez les noix dans le moule. Enfournez 25 minutes dans le four chaud.

4- Pendant ce temps, faites votre caramel : faites fondre 150 g de sucre dans une casserole (pas besoin d’eau mais restez devant), l’idée est qu’il faut qu’il ne soit pas trop marron (sinon il sera amer et donc raté). Dès que vous obtenez sur les bords un beau marron, mais que le centre n’a pas encore fondu, baissez le feu et mélangez avec une spatule le sucre. Dès que tout est fondu, versez la crème et mélangez délicatement, puis le beurre en parcelles, et sur feu doux, continuez de mélanger délicatement jusqu’à ce que le caramel soit lisse.

5- Dès la sortie du four, versez votre caramel sur les noix. Laissez tiédir au moins avant de manger (langue douloureuse de gourmand pendant trois jours sinon).