Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé : un menu presque aussi gras que les cheveux de Severus

Comme dirait ma copine Paulette, la bouffe c’est la vie. Et elle a bien raison.

La bouffe on l’aime bien faite, on l’aime avec des bons produits, on l’aime légère, mais aussi gourmande.

Exit aujourd’hui les régimes j’en ai bien peur, les amis.

C’est l’avant-dernier épisode de la saga, et ici, c’est le dernier des professeurs réalisés par Mathilde Schaedgen que j’ai eu la chance d’avoir pour illustrer mes articles spéciaux.

C’est donc le professeur Rogue ou Snape en anglais, que j’ai bien entendu choisi de mettre ici pour illustrer l’épisode du Prince de Sang-Mêlé.

Lorsque j’ai regardé ce film pour la première fois (ou lu le livre, je ne sais plus lequel j’ai vu en premier), je me souviens du suspense qui est allé jusqu’au bout, je ne me doutais pas un instant de qui était ce Prince.

Ça me fait finalement (encore) penser au fait qu’il ne faut vraiment pas se fier aux apparences, à la fois pour Rogue, ce personnage sombre, toujours triste/en colère/inquiet, mais devenu fidèle au plus sage et protecteur secret d’Harry, grand sorcier restant toujours seul tant chez lui que dans sa cave remplie de potions à Poudlard, mais aussi dans la vie bien sûr. Ah, décidément, quelle saga pleine de sagesse et d’apprentissages, derrière ces épisodes remplis de magie.

Et aussi à ces gens qui, quand on les croise dans la rue qui n’attirent pas le regard, et dont on n’imagine pas la vie, le destin, les rêves et les capacités intellectuelles, physiques, artistiques et manuelles. Ces gens dont on n’imagine pas le nombre de vies qu’ils ont sauvées, ces bébés qu’ils ont mis au monde, ces chagrins qu’ils ont essuyé, ces œuvres qu’ils ont réalisées, ces exploits, ces efforts quotidiens pour lesquels ils ont donné, afin que nous puissions vivre dans un confort dont nous ne nous apercevons plus.

P(r)ince-sans-rire que ce Severus, je me suis imaginé qu’en tant que rat de laboratoire, il ne devait sûrement pas cuisiner souvent, et que s’il passait devant un fast-food anglais entre son domicile et le chemin de Traverse, il serait bien content de se poser pour s’acheter un fish and chips avec plein de sauces et de prendre son millionnaire à emporter, car il serait trop pressé d’essayer de trouver la formule du fudge pour pouvoir en mettre sur ses scones le matin.

C’est ainsi que, l’air de rien (soyons désinvoltes), vous venez de découvrir le menu, à moitié endormis(ssss) que vous êtes, bande de moldus !


*Plat*

Fish and chips (and salad)

*Dessert*

Shortbread millionnaire


Le fish and chips c’est l’association de poisson frit… et de frites ! Oui, si vous y pensez deux secondes… non, n’y pensez pas en fait!

Alors pour se donner bonne conscience, mettez un peu de verdure (et prenez le tout en photo ahah).

A consommer avec modération, donc, mais à essayer car c’est vraiment bon, de se faire un coup de temps à autre un menu junkfood qu’on se mate devant la série du moment !

Voici donc les ingrédients :

  • Poisson blanc (120g/pers) du moment (ici c’est de la limande)
  • 2 oeufs
  • farine
  • sel, poivre
  • chapelure fine et dorée
  • huile pour la friture
  • pommes de terre et patates douces (100 à 150 g épluchées par personne)
  • salade
  • vinaigrette

Préparation :

  • Commencez par le poisson : sortez les filets, et préparez 4 assiettes : une avec de la farine, une avec un mélange oeuf battu/sel/poivre, une avec de la chapelure et une pour « réceptionner » le poisson prêt à cuire.
  • Prenez un filet de poisson et commencez par le mettre dans la farine des deux côtés (ça permet d’absorber l’eau du poisson et que l’oeuf colle bien), puis dans l’oeuf, et enfin dans la chapelure, avant de le déposer sur l’assiette. Recommencez jusqu’à épuisement du poisson.
  • Epluchez et taillez vos pommes de terre et patates douces en frites. Réservez.
  • Faites chauffer l’huile pour les frites (en friteuse, idéalement) et dans une poêle type wok, mettez environ 3cm d’huile et faites chauffer. Allumez le four à 180°C.
  • Au bout de 5 min environ, les huiles devraient être chaudes. Plongez vos frites. Commencez à cuire, un par un, vos filets de poisson. Attention c’est rapide, dès que la chapelure commence à colorer, retournez le filet de poisson à l’aide d’une écumoire en faisant attention à ne pas faire d’éclaboussure, auquel cas vous risquez de vous brûler !
  • Au bout de 10 minutes de cuisson, relevez les frites pour laisser l’huile remonter en température environ 2 minutes et replongez-les 5 min (en surveillant). Elles devraient commencer à colorer.
  • Une fois que vous avez frit tous vos filets de poisson, placez-les sur une plaque allant au four, afin de tous les réchauffer d’un coup. Placez-les 5 minutes dans le four chaud, juste pour vous le temps de laver et égoutter la salade, arrêter la friteuse et égoutter les frites une minute (panier relevé au dessus de la friteuse).
  • Servez le tout et régalez-vous immédiatement ! (devant la téloche)

Parce que vous avez encore faim après ce menu repas bien sûr, laissez-vous tenter par ce dessert : un biscuit, du caramel, du chocolat, des cacahuètes. Et demain, prévoyez une rando de 5h pour assainir vos artères.

Ingrédients pour le Shortbread Millionnaire (pour réaliser une plaque de 30 x 40 cm)

  • Plaque à bords de 30×40 cm ou plaque four plate + rectangle à pâtisserie réglable
  • Papier cuisson (sulfurisé)

Pour le biscuit :

  • 210 g de beurre mou
  • 100 g de sucre
  • 180 g de farine
  • 1/2 sachet de levure chimique

Pour le Fudge (caramel) :

  • 285 g de beurre
  • 2 petites boîtes de lait concentré sucré
  • 210 g de sucre blanc

Pour le chocolat :

  • 255 g de chocolat noir à dessert
  • 75 g de cacahuètes

Préparation

Pour le biscuit :

  • Allumez le four à 150°C
  • Idéalement dans un robot, crémez le beurre mou (à température ambiante depuis quelques heures ou un passage de 15-20 secondes au micro-ondes) avec le sucre
  • Ajoutez la farine et la levure, vous allez obtenir une pâte spéciale : à la fois un peu collante mais pas élastique, qui se sépare facilement en morceaux et s’adapte très bien au moule
  • Dans votre plaque ou votre cadre à pâtisserie, prenez la mesure de la longueur + les bords et coupez un morceau de papier cuisson en fonction.
  • Formez un boudin d’à peu près la longueur du cadre avec la pâte que vous déposez directement sur le papier cuisson. Commencez à aplatir le boudin avec la paume de la main, puis avec le rouleau à pâtisserie et un peu de farine.
  • Essayez de faire un rectangle. Une fois que vous avez à peu près les dimensions, prenez la feuille cuisson avec la pâte étalée dessus et placez la délicatement dans le cadre à pâtisserie.
  • Vous allez avec un couteau rond (pour ne pas couper le papier!) couper la pâte qui déborde sur les bords et prendre ces morceaux de pâte pour combler les trous dans le fond. L’idée est d’obtenir un fond rectangulaire de pâte bien propre, en allant bien dans les angles et les bords.
  • Piquez le fond à la fourchette et enfournez pour 15 minutes à 150°C dans le four chaud.

Pour le Fudge :

  • Dans un faitout, mettez le beurre à fondre sur feu moyen.
  • Une fois fondu, ajoutez le lait concentré sucré, mélangez pour homogénéiser le tout et ajoutez le sucre.
  • Restez devant en remuant au fouet souvent, réglez le feu ou le thermostat sur le moyen à doux, il ne faut pas que ça brûle. Vous allez obtenir un caramel assez épais, couleur caramel beurre salé. Versez le caramel dans le fond de tarte cuit. Laissez refroidir.

Pour le chocolat :

  • Écrasez grossièrement les cacahuètes (salées ou non, selon votre préférence)
  • Une fois le caramel figé dans la plaque (idéalement préparé la veille), faites fondre le chocolat au bain marie puis versez-le en une fois et rapidement : le choc thermique va saisir le chocolat rapidement, il vous faut l’étaler assez vite à la spatule afin que les éclats de cacahuètes soient pris dans le chocolat fondu (sinon elles ne tiennent pas) et donc, saupoudrez de cacahuètes rapidement sur toute la plaque
  • Placez une heure au frais puis coupez la plaque en carrés ou rectangles selon votre envie. Le millionnaire se conserve facilement une semaine au frais. Le caramel restera fondant, pas besoin de le sortir avant de déguster.

Si vous avez fini tel un petit scarabée qu’a loupé une bordure après ce repas, rassurez-vous, le bouquet final sera digne d’un repas de fête (sans être trop lourd, promis).

Allez,

Sectum Sempra !