Harry Potter et l’ordre du Phoenix : les choses finissent toujours par revenir, mais pas toujours de la manière qu’on croit.

Je suis de retour à la maison après 6 mois très intenses. Une expérience très enrichissante qui m’a aidé à affiner ma recherche …

Recherche de quoi? De ce que je ne veux pas ! C’est déjà ça, non, à défaut de savoir ce qu’on veut? Et qu’est-ce qu’elle ne veut pas encore?

J’adore cuisiner, partager un bon repas et mes connaissances. Par contre je déteste courir le matin pour préparer ma fille, me taper les bouchons pour aller à la crèche, repartir et me re-taper les bouchons pour aller me garer à une station de métro – quand place il y a – devoir acheter des tickets parce que la puce de ma carte d’abonnement déconne, faire tomber mes tickets dans la boue, courir pour descendre les escaliers du métro, attendre le métro, courir dans les escalators, courir jusqu’au boulot, et arriver indéniablement toujours en retard le matin (le tout pour ne parcourir que 10 km à l’aller).

Courir pour rattraper le retard, courir pendant le service, souffler 30 minutes à la pause, puis courir le soir parce que j’aurai rattrapé mon temps de retard du matin, pour aller chercher ma fille à la crèche… ET C’EST PAS FINI ! Jouer, prendre le bain, donner à manger à bébé, faire le repas du soir, prendre une douche et se poser vers 21h30. Un rythme intense qui n’a rien d’agréable.

Alors c’est vrai, les six mois passés je ne les ai pas vus, car j’ai repris le travail à temps plein avec un bébé de sept mois qui commençait la crèche et qui ne faisait pas ses nuits, j’ai délaissé tous mes loisirs (ou fortement réduit les temps « off »), à savoir la lecture, le dessin, la déco, la couture, la photo, mon blog, au bénéfice du travail, qui m’a certes enrichie d’un point de vue autonomie sur le travail, idées de recettes, de déco pour un éventuel salon de thé que je voulais ouvrir je-ne-sais-quand…

Mais j’ai aussi perdu 10 kg (sans faire de sport), enchaîné les rhumes et bronchites, n’ai passé aucun week-end en famille, ait mis de côté les repas du samedi soir avec famille et amis car je bossais tôt le dimanche matin. J’ai bossé, une fois encore, avec une hiérarchie et décidément, ça ne me convient pas.

Alors mets-toi à ton compte !

Oui c’est facile à dire – et presqu’aussi facile à mettre en place « sur le papier ». Mais c’est vrai que le système est injuste avec les entrepreneurs. Pour avoir un statut de salarié de sa propre entreprise, avoir des droits au chômage, cotiser « normalement » pour sa retraite, cela coûte horriblement cher. Les charges sont atroces et difficilement supportables pour les petites entreprises. Forcément, la liberté est chère.

Mais je ne perds pas espoir et je n’attends pas le dégel. Je suis parfois agacée par les gens qui ne supportent pas la remise en question des autres, qui préfèrent foncer dans le tas direction la retraite sans se permettre de faire des pauses, qui ne voient que par le travail et leur pension qu’ils toucheront, on-ne-sait-à-quel-âge ni dans quel état physique…

Bref, mon esprit est brouillé par le trop plein, mais il va redescendre et j’y verrai bientôt plus clair…

En attendant une autre régénérescence tel Fumseck, le phœnix du Professeur Dumbledore, je vous propose de brancher Spotify à fond les ballons sur la BO du film Harry Potter et de vous plonger, bec le premier, sur les nouvelles recettes que j’ai à vous proposer aujourd’hui, avec Albus en Very Important Person !


Le professeur Dumbledore m’a inspiré différentes facettes tout au long des livres (et films, influencée aussi par le jeu des acteurs). Quand on est petit on pense que les vieilles personnes ont toujours été vieilles ! Et que tous les vieux sont pareils, avec des cheveux blancs, une canne et qui râlent sans arrêt, en faisant des « trucs de vieux » : jouer aux boules, jouer aux cartes, se promener en camping-car pour faire 10 km, faire leurs courses le samedi comme les gens qui bossent et bloquent les allées avec leur caddie, donner des bisous baveux et qui piquent en nous pinçant les joues…

Et puis on grandit, au début on se force à aller les voir plus souvent car nos parents nous font culpabiliser. Et puis papy meurt, et mamie. Et puis on se dit qu’on aurait dû passer plus de temps avec eux, en profiter plus, mais qu’à ce moment là, l’insouciance remplissait notre tête du matin au soir.

Et puis on est adulte, et on découvre qu’ils ont été jeunes, eux aussi, qu’ils ont fait plein de choses dans leur vie et pas que jouer (comme les enfants en fait), que même s’ils racontent souvent les mêmes histoires, c’est toujours avec passion, que leur savoir et leur expérience de la vie n’a pas de valeur tellement ils sont grands.

Dumbledore m’a inspiré comme un papy qui veillait sur Harry, puis comme son mentor, révélant un personnage certes aux cheveux blancs et gris, mais avec un grand pouvoir, une grande vivacité d’esprit et de corps encore pour son âge, et des petits plaisirs d’enfant, des gourmandises qui prouvent bien que ce n’est pas parce qu’on vieillit qu’on devient inintéressant. Qu’on peut garder notre âme d’enfant à travers les années, qu’il le faut, même.

Qu’il n’est pas plus fou de vouloir une glace à 5 ans qu’à 75, qu’on peut apprendre à nager à 60 ans, qu’on peut changer de métier à 50, qu’on peut avoir une amie qui a 45 ans de plus que soi, qu’un jeune peut apprendre des choses à une personne âgée. On ne possède pas l’âge, on l’est. On le traverse, même. Et puis à nous de choisir sur quelle touche on reste bloqué, mais il faut le faire avec modestie.

Savoir se remettre en question, accepter de ne pas tout savoir, peu importe l’âge, s’ouvrir au monde -en commençant par ses voisins, accepter l’échec et en tirer des leçons, vivre à son rythme et pas celui qui est imposé, quitte à sortir du chemin tracé – non pas par rébellion mais par l’envie d’être en accord avec soi-même.

Voilà la vision des « vieux » que j’ai eue jusqu’à présent. Certains m’ont insupportée, d’autres m’ont émue, mais comme les jeunes en fait. Dumbledore pour moi, c’est la représentation du temps qui passe, et de choisir si oui ou non, on considère qu’on a qu’une vie.


C’est sans transition et avec grand plaisir que je vous annonce le menu du jour :

*Plat*

English Breakfast

*Dessert*

Scones aux raisins et à la confiture


Ingrédients pour le plat principal

  • 1 saucisse artisanale par personne
  • 1 oeuf par personne
  • 1 tranche de lard par personne
  • 1 tomate par personne
  • 3 champignons de Paris par personne
  • 75 g de haricots blancs par personne
  • du coulis de tomate
  • sel, poivre, chapelure

Préparation

  • Chauffez le four à 150°C. Une fois chaud, enfournez les saucisses pour 40 minutes en les retournant de temps en temps.
  • Pendant ce temps, si ce n’est déjà fait, détaillez :
    • Le lard en tranches
    • Les champignons émincés
    • Les tomates coupées en deux dans l’épaisseur
  • Dans une plaque allant au four, posez vos demi-tomates face coupée vers le haut, ajouter du sel, du poivre et un peu de chapelure avec un filet d’huile d’olive et enfournez pour 1/2 heure dans le même four que les saucisses.
  • 1/4 d’heure avant la fin de cuisson des saucisses et des tomates, ajoutez les tranches de lard avec les saucisses
  • Egouttez les haricots blancs, mettez-les à réchauffer doucement avec du coulis de tomate, du sel, du poivre, à votre goût
  • Enfin, dans une poêle avec un peu d’huile (1 cuillère à soupe), faites revenir les champignons émincés et dans une autre, faites cuire vos oeufs sur le plat.
  • L’ensemble devrait être prêt en même temps ! Composez votre assiette et dégustez, le matin ou le soir après une journée pluvieuse avant de vous affaler sur le canapé avec le dessert…

Ingrédients pour les scones aux raisins (12 pièces environ)

  • 255 g de lait + 8 g de jus de citron
  • 530 g de farine
  • 1 sachet de levure chimique
  • 60 g de sucre
  • 130 g de beurre mou (à température ambiante)
  • 75 g de raisins secs et/ou cranberries séchées
  • un emporte-pièce rond cannelé de 6 cm
  • une balance digitale, un cul-de-poule, une corne à pâtisserie et un couteau rond

Réalisation des scones

Les scones se réalisent traditionnellement à la main. Il ne faut pas trop travailler la pâte, l’aspect en serait modifié. Vous pouvez les réaliser au robot avec la feuille, mais il seront plus lisses sur le dessus.

  • Première étape : mettez le lait à cailler avec le jus de citron et mettez les raisins à tremper
  • Dans le cul-de-poule, versez la farine, la levure, le sucre et le beurre mou en parcelles et sablez du bout des doigts.
  • Ajoutez ensuite le lait caillé et avec le couteau rond, mélangez d’abord, puis lorsque l’ensemble commence à coller, « coupez » la pâte avec le couteau, vous devez obtenir des sortes de gros grumeaux.
  • C’est à ce moment que vous allez essorez les raisins et les mettre dans le cul-de-poule, puis, à l’aide de la corne à pâtisserie, vous allez râcler les bords et faire revenir la pâte vers l’intérieur, jusqu’à former une boule.
  • Finissez le pétrissage à la main : l’idée est d’attendre le dernier moment pour finir de pétrir à la main, en effet, la levure chimique n’aime pas être trop manipulée : elle rendrait vos scones (et autres préparations d’ailleurs) trop denses (la levure ne se fera pas en fait), contrairement à la levure de boulanger qui agit sous l’effet de la chaleur ambiante.
  • Une fois votre boule obtenue, armez-vous de votre emporte-pièce et de votre balance digitale. Applatissez la pâte avec la paume de votre main et piècez la pâte : il faut que vous obteniez des scones de 75-80 g. Posez-les sur une feuille de cuisson (ou feuille de silicone) et badigeonnez-les de lait au pinceau, puis enfournez-les 15 minutes à 180°C. Si vos scones sont plus petits ou plus gros, adaptez le temps de cuisson !
  • Coupez le scone en deux et dégustez avec de la confiture : un délice !

Encore un très beau portrait réalisé par Mathilde Schaedgen.

Prochain épisode, Le Prince de Sang-Mêlé, avec le portrait … de celui-ci !

A très bientôt…. !