Harry Potter et la coupe de feu : mais qui a bien pu mettre son doigt dans la crème?

La Coupe de feu, ça signifie quoi pour vous? Je veux dire, juste en lisant le titre, sans avoir lu les bouquins ou vu les films, ça vous faisait penser à quoi, à l’époque? Moi j’imaginais une sorte de trophée de tennisman … en feu. Bon. Heureusement, JK a une meilleure imagination que moi.

Aujourd’hui, la Coupe de feu serait l’ultime but de ma vie professionnelle. Quelque chose de difficile à obtenir, après avoir passé des épreuves qu’on ne connaît pas et très difficiles, peut-être… Vivre d’une passion (ou de plusieurs) : voler sur un balai magique (après avoir fini le ménage).


Harry et ses amis nous accompagnent depuis des années, nous, jeunes adultes qui commençons à prendre des rides.

Car sa vie, certes un tantinet magique, ressemble, en fait beaucoup à la nôtre. Chacun a connu son entrée en sixième (l’entrée à Poudlard) et sa répartition dans des classes (le Choixpeau magique est carrément plus cool qu’une prof d’allemand en prof principale).

Ici, la Coupe de feu représente à la fois un tournoi et une épreuve (comme le Bac) pour les ados, et une véritable compétition voire, tout simplement, un concours entre adultes (promotion salariale, rivaux qui s’installent dans la même rue que nous).

Mouais, pas très funky décrit comme ça. Mais la réalité, c’est que Harry et ses amis vivent des vies très classiques (excepté qu’ils ont une baguette magique et qu’ils vivent des aventures extraordinaires, ok).

Quelle est donc cette formule étrange qui nous transporte en toute saison à travers les livres et les films, inlassablement?


Mathilde (Schaedgen) m’a envoyé les portraits qu’elle a réalisés sur le thème « Professeurs de Poudlard », et je les ai choisis pour illustrer mes articles. Qui mieux qu’Alastor Maugrey, alias Fol Oeil, pour représenter le quatrième tome de la saga?

Fol Oeil me fait penser à mon grand’oncle Jean, qui est parti il y a longtemps déjà, mais dont je garde le souvenir intact : un homme droit, qui avait fait la guerre d’Algérie et du Golfe, qui ne s’était jamais marié pour assurer une éducation, en tant qu’aîné, à ses 8 frères et sœurs, car leurs parents sont morts jeunes. Un homme avec une moustache, à l’allure stricte et impassible…qui nous faisait plein de bisous chatouillant et nous offrait plein de cadeaux, à ma sœur et moi. Je garde de lui un souvenir intact d’un homme très généreux. Un vrai papy.

Et en vrai papy, il savait cuisiner. J’ai pensé ainsi à un bon gigot d’agneau au gros sel et au romarin servi avec une bonne purée forestière, bon chasseur qu’il était (enfin, Auror). Et puis s’il vivait encore aujourd’hui, il serait surpris que je lui amène une part de gâteau de chez les Rosbifs mais je suis sûre qu’il adorerait. Et puis bon, l’agneau ça pousse bien au Royaume-Uni non?


*Plat*

Gigot d’agneau au romarin en croûte de sel et purée de pomme de terre maison, aux champignons, ail et persil

*Dessert*

Carrot cake


Ingrédients pour le plat principal

Pour le gigot d’agneau :

  • Une belle pièce d’agneau (type épaule ou collier) d’environ 1 kg
  • Du gros sel
  • Du romarin
  • De l’huile végétale
  • Une sonde si possible (c’est quand même vachement plus facile de maîtriser la température avec)

Pour la purée forestière :

  • 2 pommes de terre par personne (100-150 g)
  • une poignée de champignons de Paris frais par personne
  • 1 gousse d’ail par personne
  • 1 brin de persil frais par personne
  • du beurre demi-sel
  • de la crème fraîche
  • du sel fin

Réalisation du plat principal

  • Pour le gigot c’est très simple, il faut juste prévoir d’être toute la journée chez vous pour laisser cuire le gigot à basse température (ou levez-vous tôt pour le mettre en route).
  • Prenez un plat allant au four suffisamment grand pour votre gigot. Badigeonnez d’une couche fine d’huile (au pinceau, la viande longue à cuire étant déjà naturellement plus grasse), puis assaisonnez de gros sel afin de créer une « croûte », et coupez du romarin frais si vous en avez, dans votre potager., que vous placerez sur le rôti. Si vous en avez une, programmez votre sonde à 55 °C et allumez votre four à 70°C. Enfournez votre rôti pour quelques heures ( 7h si vous n’avez pas de sonde). Votre viande sera confite, très tendre et goûteuse.
  • Pour la purée, commencez à éplucher et couper en cubes les pommes de terre et mettez-les dans l’eau froide puis cuisez-les (30 à 40 minutes). Égouttez-les, écrasez-les au presse-purée, ajoutez du beurre (15 g/ personne) et une cuillère à soupe de crème fraîche par personne, mélangez et réservez.
  • Coupez en petits morceaux les champignons (le terme exact est « duxelles »), épluchez et écrasez l’ail dans un presse-ail, lavez et hachez le persil frais. Dans une poêle avec du beurre, faites revenir les champignons quelques instants et ajoutez l’ail et le persil hors du feu. Ajoutez cette préparation à votre purée de pommes de terre. Mélangez et mettez en saladier pour servir (et réchauffer éventuellement).
  • Servir la purée avec le rôti en tranches.

Ingrédients pour le Carrot Cake

  • 200 g d’huile
  • 230 g de sucre
  • 10 g d’arôme orange
  • 3 œufs
  • 175 g de farine
  • 9 g de sel
  • 16 g de bicarbonate ou de levure chimique
  • 10 g de cannelle en poudre
  • 200 g de carottes râpées
  • 50 g de noix de pécan torréfiées et concassées
  • pralin pour le décor, poche à douille, douille cannelée et moule à fond amovible de 24 cm, papier cuisson

Ingrédients pour le glaçage

  • 85 g de beurre doux à température ambiante (sortez le la veille au soir du frigo pour le lendemain matin par exemple)
  • 150 g de Philadelphia (ou dérivé sans marque)
  • 10 g de vanille liquide
  • 270 g de sucre glace

Réalisation du Carrot Cake

  • Le moule à gâteau « spécial cheesecake », alias le moule à fond amovible est ultra pratique pour la réalisation de nombreuses génoises. Généralement ces moules sont revêtus d’une couche anti-adhérente et ne nécessitent pas l’ajout de beurre + farine ( = chemiser le moule) et évitent ainsi un ajout supplémentaire de matière grasse (il y en a bien assez!).
  • Positionnez votre fond de moule sur une feuille de papier cuisson et coupez 2 cm plus large tout autour. Ensuite, faites l’inverse : positionnez votre feuille de papier cuisson sur le fond et posez le cerclage et verrouillez le moule (mettre un papier sulfurisé dans le fond facilitera grandement le positionnement du gâteau sur son plat et vous ne serez pas « obligés » de couper le gâteau directement dans le moule et de l’abîmer au passage!).
  • L’idée est de faire la génoise de gâteau suffisamment tôt afin qu’elle puisse être froide pour y mettre la garniture (en moyenne 2 h avant).
  • Dans la cuve d’un batteur, ou à défaut, dans un saladier, mélangez au fouet l’huile, le sucre et l’arôme orange.
  • Ajoutez ensuite les œufs et mélangez de nouveau.
  • Ajoutez la farine, le sel, le bicarbonate ou la levure et la cannelle et mélangez.
  • Ajoutez enfin les carottes râpées et les noix de pécan concassées (le fait de les avoir torréfiées au préalable (15 minutes à 180°C) évite les aphtes pour les personnes sensibles à cela).
  • Versez la préparation dans le moule et enfournez pour 70 minutes à 150°C (dans un four chaud). Sortez le gâteau du four passé ce temps et attendez 2 ou 3 heures avant de le démouler.

Pendant que la génoise refroidit, fabriquez le glaçage. Dans une cuve avec la feuille ou un saladier avec un petit batteur électrique, « crémez » le beurre : fouettez environ 5 minutes jusqu’à ce qu’il blanchisse. Ajoutez en une fois le fromage frais et l’arôme vanille puis fouettez encore 5 minutes. Ajoutez enfin le sucre glace en une fois et fouettez 2-3 minutes. Placez ce glaçage en poche à douille (ou laisser en saladier filmé pour ne pas que le glaçage « sèche ») et mettez au frais.


  • Sortez le glaçage du frais environ 15-20 minutes avant de garnir votre génoise.
  • Lorsque la génoise a refroidit, démoulez le gâteau en dé-clipsant le cercle et ôtez-le. Placez ensuite votre main entre le papier sulfurisé et le fond du moule afin d’enlever le fond du moule, enlevez le papier cuisson (gardez le) et posez votre génoise sur un plat de présentation.
  • Coupez la génoise en deux dans l’épaisseur à l’aide d’un couteau à génoise (ou couteau à pain). A l’aide de la lame, posez le couvercle du gâteau sur le papier cuisson que vous avez gardé (pas besoin de retourner le haut de la génoise comme ça et ainsi éviter une cata!).
  • Mettez du glaçage sur le fond de la génoise ( un peu moins de la moitié de la quantité de glaçage que vous avez fait) et étalez à la spatule. Remettez le couvercle, et mettez du glaçage en fond uniforme et fin, étalez à la spatule ainsi que sur le pourtour. Dessinez enfin des dessins a la poche à douille et décorez de pralin ou de noix de pécan concassées. Placez au frais (et n’oubliez pas de le manger).

Ce gâteau fait 8 « bonnes » parts, 9 « raisonnables » ou 10 « petites » (en fonction de votre appétit).


Bien gré, mal gré, j’ai commencé cette série en début d’année et je la poursuis tardivement encore ici, alors qu’au loin, on commence à sentir la fumée des cheminées et que le brouillard refait son apparition avec sa fraîcheur matinale…

Coup de chance pour moi en réalité, car bon, on ne va pas se mentir, on attendait depuis longtemps l’automne, et de ressortir le plaid qui va bien avec le chocolat chaud…

On se retrouve avec Sir D. au prochain épisode?