Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban : au fait, ça mange quoi un loup-garou?

Ce troisième tome m’inspire depuis des années, sur différents plans, à différentes époques (et c’est bien la deja tout le génie de l’auteure devenue une vraie réference).

Tout bien récemment, sur le plan photographique et gustatif (et toujours en partenariat avec ma vieille amie Mathilde Schaedgen pour ses superbes illustrations qui décorent notre chambre depuis des semaines).

Mais cet épisode m’inspire surtout en ce moment, car je repense à cet objet emblématique qu’est le retourneur de temps d’Hermione. Il me serait bien utile ces temps ci (encore plus qu’avant). Prise par le courant du métro-boulot-dodo je délaisse bien malgré moi mon blog (qui fut mon exutoire pendant mon post accouchement et pré-reprise du travail) mais j’ai bien l’intention de me rattraper..

Je réfléchis beaucoup-et toujours-à la vie en général, à notre passage sur terre. On n’a qu’une vie, c’est bien vrai, mais et je pense qu’il est essentiel de faire ce que l’on aime pour s’épanouir. Chaque période de notre vie nous reflète, on évolue, on vieillit, on a des gamins et puis on veut se sentir libre au boulot.

Je déteste les schémas tout faits, les horaires fixes et les savons passés pour 5 min de retard dans des journées identiques les unes aux autres sous prétexte de faire rentrer les sous dans la poche. Je ne dis pas, il y a bien des obligations dans la vie.

De ma plus petite enfance jusqu’à disons 22-23 ans j’ai été fascinée par la peinture, le dessin, la conception. Aujourd’hui trône une pile de tubes de peintures sûrement tout secs et encore quelques pinceaux d’artistes dans mon gobelet immaculé de toutes les couleurs. Ils me font de l’œil depuis des années sans que je n’ose. Oser quoi ? Trouver un style, car aujourd’hui je ne vois plus l’intérêt de copier pour m’entraîner. Donc ces prochains temps libres seront je l’espère le retour à des amours libres de jugement…

En attendant j’ai franchi le pas, j’ai commencé à me coudre une blouse, pour moi. La grossesse m’avait déjà permis de franchir une étape importante : coudre des vêtements (soit autre chose que des ourlets de rideaux et des housses de coussins), un pas vers la confiance en soi et surtout, l’épanouissement.

Et puis j’ai osé aussi postuler dans un endroit qui me ressemble, un endroit où j’apprends beaucoup, je ne peux pas le nier, mais où je sais que je ne serai que de passage car ma vie de famille pâtit de mes week-ends travaillés.

Comment trouver un juste équilibre entre toutes les aspirations ? Je pense que c’est le thème de ma vie, l’épanouissement personnel. Le besoin à la fois de se sentir utile et de faire quelque chose de grisant, que les journées passent vite mais sans être exténué, l’envie de créer, de faire du beau et de l’utile. Je retrouve une grande partie de ces besoins dans la cuisine et la pâtisserie, mais il y a aussi cette envie, cette création qui me chatouille l’esprit et les doigts sans que je n’arrive à me dégager de temps…

Comme si l’inspiration me poussait sans arrêt jusqu’à ce que je me retrouve plaquée au mur du temps, la joue contre le mur, avec l’autre qui se referme juste derrière moi ! Je remplis des carnets d’idées, celles la même que je trouve désuètes en les relisant ne serait-ce qu’un mois après les avoir écrites… Si j’arrivais a faire tout ce qui m’est inspiré au fur et à mesure je pense que j’aurai déjà ma boutique de déco (A-ha !)…

Boutique de déco ? En attendant, retournons faire un tour chez Ollivander , la boutique de baguettes magiques, car là, j’ai loupé le Poudlard Express, à force de tergiverser…


Et vous, si vous aviez un retourneur de temps, vous feriez quoi?

Je pense que je ferai les choses avec plus de raison, que je persevérerai plus dans ce que je faisais. Et je ferai encore plus de gâteaux et de jolies pâtisseries.


Pour aborder Le prisonnier d’Askaban, j’ai mis sur le devant de la scène (enfin, devant de ma table ah-ah) le professeur Lupin. La question que je me suis posée (vraiment) : ça mange quoi un loup-garou? VIANDE est le mot qui m’est apparu à l’esprit. Lupin n’a pas l’air d’un mec qui fait super attention à ce qu’il mange, avec un budget bouffe assez moindre, vivant dans un deux pièces modeste. Aussi je me suis dit, comme beaucoup, il se dirigerait naturellement vers un bon burger maison, avec une touche British of course, un brin original. Pourquoi ne pas tenter le scone façon burger, ce pain anglais au lait caillé au citron ultra moelleux (surtout quand il est chaud)…

Puis en dessert, sa nana m’a inspirée, une fille au caractère bien trempé (comme le citron) mais une fille bien douce (comme une meringue fondante) alors ce sera une Nymphadora Lemon Pie… Le menu, le voici :

*Plat*

Scone salé façon burger au parmesan, chorizo, viande de boeuf ou de veau, chutney de banane, mozza, tomates séchées, servi avec potatoes et salade

*Dessert*

Lemon Pie façon girly (avec meringue à la violette, paillettes et perles de nana rock’n roll)


Ingrédients pour le plat principal

Pour les scones salés ( 8 pièces ) :

  • 230 g de farine
  • 1/2 sachet de levure chimique
  • 25 g de beurre
  • 110 g de lait
  • 5 g de jus de citron
  • 1 jaune d’oeuf
  • 25 g de parmesan râpé
  • 8 tranches de chorizo, coupées en morceaux

Pour la garniture :

  • Chutney de bananes
  • Steak de veau ou de bœuf
  • Tomates séchées
  • Mozzarella au lait de bufflonne (la vraie quoi !)

Pour l’accompagnement :

  • Salade, vinaigrette et potatoes

La réalisation du scone anglais est un petit peu technique. Dans un premier temps : avez-vous un emporte-pièce rond cannelé de 8 cm de diamètre environ? Sinon il faut vous en procurer un.

  • Commencez par faire cailler le lait : dans un bol, pesez le lait et le citron ensemble et laissez de côté 15 minutes environ. Préchauffez le four à 180°C.
  • Dans un cul-de-poule, mettre la farine, la levure et le beurre puis travailler le mélange du bout des doigts, comme pour sabler une pâte maison.
  • Ajouter ensuite le lait caillé et le jaune d’oeuf, puis mélangez avec un couteau rond : tournez d’abord, puis la pâte s’épaississant, tranchez la pâte avec le couteau. Vous allez obtenir une sorte de gros grumeaux de pâte, non collants. Incorporez à ce moment le parmesan râpé et les morceaux de chorizo, puis à l’aide d’une corne à pâtisserie, racler les bords vers l’intérieur jusqu’à presque obtenir la boule de pâte. La main et sa chaleur feront le reste : finir le pétrissage à la main afin d’obtenir une belle boule lisse sur le dessus.
  • Poser la boule sur un plan de travail légèrement fariné, aplatissez la pâte avec les mains. Munissez-vous d’une balance et de votre emporte-pièce. Façonnez des scones de 80 g environ grâce à l’emporte-pièce. Vous devriez pouvoir faire environ 6 à 8 scones.
  • Placez les scones sur une plaque avec papier cuisson, badigeonnez le dessus des scones avec du lait et enfournez-les 15 à 20 minutes : il faut que les scones ressortent dorés, aient poussé et que dans l’épaisseur de la pâte on puisse voir le travail de « coupage de pâte » qui a été effectué.
  • Si vous voulez manger dans la foulée, avant de les enfourner, découpez des pommes de terre avec leur peau (lavées et essuyées au préalable) en cubes et chauffez la friteuse. Quand vous plongerez les pommes de terre dans la friteuse, enfournez les scones. Et pendant ce temps, coupez une tomate séchée en lamelles (une par personne), préparez le chutney, coupez la mozza en tranches. Deux minutes avant la fin de la cuisson des frites et des pains scones, cuisez les steaks de boeuf, sinon 10 minutes avant la fin de la cuisson si c’est du veau (en les marquant juste à la poêle et en finissant la cuisson au four à 140°C).
  • Coupez les scones salés en deux dans l’épaisseur et garnissez sur le pain du bas de chutney, mettez le steak, la mozza et les lamelles de tomates séchées et refermez le pain. Repassez le tout 5 minutes au four à 180°C pour faire fondre le fromage.
  • Servez avec les potatoes et la salade (pour une vinaigrette express : 1 cc de moutarde a l’ancienne, 10 cl de vinaigre balsamique et 10 cl d’huile de tournesol), et pensez à vous attacher avant de vous endormir, car à minuit c’est du steak de moldu que vous allez chercher.

Ingrédients pour le dessert (Lemon Pie)

Pour la pâte sablée maison (à défaut une industrielle si vous ne voulez pas trop vous embêter) :

  • 250 g de farine
  • 125 g de beurre
  • 50 g de sucre
  • 1 jaune d’oeuf
  • 5 ml d’eau

Pour la crème au citron :

  • 180 g de sucre
  • 20 g de poudre à flan
  • 3 citrons bio
  • Jus de citron (bio si possible)
  • 6 oeufs
  • 100 g de beurre

Pour la meringue :

  • 2 blancs d’oeufs
  • 130 g de sucre
  • 45 g d’eau
  • 1 sonde (impératif!)
  • Facultatif : arôme violette, paillettes et déco fifille

Préparation de la pâte sablée

  • Dans un cul-de-poule, mélangez la farine, le beurre mou en morceaux et le sucre, et sablez la pâte du bout des doigts. Ceci fait, ajouter le jaune d’oeuf, mélangez puis l’eau et pétrissez. La pâte doit se décoller des bords sans être collante aux doigts. Aplatissez-la en une galette de 20 cm environ et filmez-la, puis placez-la 30 minutes au frais.
  • Préparer un cercle à tarte que vous beurrerez et que vous placerez sur une plaque à pâtisserie recouverte d’un papier cuisson.
  • Sortez la pâte du frigo, farinez le plan de travail (gardez à l’esprit que la pâte doit toujours « circuler » sur le plan de travail quand vous l’étalez, sinon c’est la cata) et étalez votre pâte au rouleau. Mettez la pâte dans le cercle à tarte, foncez-la et faites de jolis bords. Piquez le fond de tarte et cuisez le à blanc pendant 10 à 20 minutes selon épaisseur (surveillez!).
  • Sortez du four le fond de tarte : il est cuit et doré. Laissez refroidir.

Préparation de la crème citron

  • Dans une casserole, versez le sucre et la poudre à flan. Zestez 3 citrons et mettez les zestes dans la casserole. Pressez les citrons, extraire le jus. Pesez ce jus (cela oscillera entre 100 et 120 g en principe) et ajouter du jus de citron en bouteille pour atteindre les 180 g. Versez le jus dans la casserole et mettre celle-ci sur le feu.
  • Mélangez au fouet le mélange régulièrement. Le contenu de la casserole va commencer à devenir jaune épais et translucide : c’est à ce moment que vous pouvez incorporer les oeufs. Mélangez et restez à côté en remuant régulièrement jusqu’à obtenir une consistance de crème pâtissière. Coupez le feu et incorporez le beurre. Mélangez bien et versez le mélange sur le fond de tarte (fond de tarte que vous aurez au préalable mis sur un plat). Attendez le la crème refroidisse et placez au frais.

Préparation de la meringue italienne

  • Une fois la crème citron bien froide, vous pouvez commencer à faire votre meringue. Dans une petite casserole, pesez le sucre et l’eau. Programmez la sonde à 119°C, mettez la dans le mélange sucre-eau dans la casserole et allumez le feu (avec un peu d’arôme violette si vous le souhaitez) .
  • Parallèlement à ça, montez deux blancs en neige sur vitesse moyenne . Quand la sonde affiche 119°C, coupez le feu et versez en filet le sucre sur les oeufs en neige (faites attention à ne pas vous brûler!) et fouettez les oeufs sur vitesse maximale pendant 3-4 minutes. Mettez immédiatement votre meringue en poche à douille (ou à défaut, directement sur la crème citron) et réalisez le décor que vous voulez sur la crème citron avec votre meringue.
  • Flambez la meringue et ajoutez paillettes et bidouillettes à l’envie, et invitez votre best-friend à venir déguster cette tarte et lui faire renoncer à son régime.

C’est fini pour aujourd’hui (c’est déjà pas mal non?) et je vous retrouve avec une longue vue pour le prochain épisode… Et un peu de Polynectar 😉