5 bonnes raisons d’enfiler ses chaussures de rando à la conquête du Finistère nord

Les vacances. On a beau les prévoir (de la simple réservation au programme complet), ça ne se passe jamais comme on l’avait imaginé.

Déjà on devait être dans les Vosges (soit l’exact opposé) en cette fin de février. On voulait retrouver la montagne, qui commence à nous manquer après l’épisode canadien de 2016… On voulait louer un mobile-home, mais en cette saison, seuls les chalets sont ouverts à la location. Car c’est justement la saison du ski. Autrement dit : vacances scolaires, blinde de monde, bouchons et prix exorbitants. Et camping en tente avec un bébé? Sous la neige? Vraiment? …

Non, il fallait repousser le projet de vacances dans les Vosges. Mais il fallait surtout partir. Fin 2018 et début 2019 ont plutôt mal commencé, nous avions besoin de souffler. Comme le vent d’hiver.

Et puis le Finistère s’est « imposé à nous comme une évidence ». La Bretagne est une grande région (4 départements) et finalement, on est loin de tout connaître.

Nous n’avions eu qu’une fois l’occasion d’y mettre les pieds, grâce à une Smartbox offerte par ma sœur, nous avions passé une nuit en chambre d’hôtes. C’était super mais bien court.

La Bretagne est grande mais chacun de ses départements offre lui aussi beaucoup de paysages à découvrir, de côtes toutes plus belles et différentes les unes des autres. Été comme hiver, la mer(e) nature nous ressource.

Direction donc Locmaria-Plouzané, en Finistère nord, pour une semaine.

Juste avant nous avons fait escale à Étables-sur-mer, dans les Côtes d’Armor, chez papy et mamie de L’Homme (mais quand même un peu les miens aussi 🙂 ). Nous y avons passé deux jours et je me suis fait une entorse à la cheville en rando. C’est dans la tête ! Me suis-je dit. J’ai resserré mes chaussures, me suis bien soignée et en deux jours la douleur n’était plus là.

Plage du Moulin, à Étables-sur-mer
Un café-librairie à Étables-sur-mer qu’on n’a pas essayé (fermé hors saison)
Rando avec bébé dans le dos de papa autour d’Étables-sur-mer

1 – Ne pas juger ce qu’on ne connaît pas : arrivée à Porsmilin et balade à Plougonvelin

Arrivée donc dans cette commune de Locmaria-Plouzané par temps grisâtre ce samedi de premier jour de location après 3h de route (soit deux fois plus que le temps prévu) car bébé en avait raz-la-couche-culotte (au sens figuré… et au sens propre), la bagnole toussotait puis le GPS qu’il faudrait franchement condamner à la recycleuse…

Vous est-il déjà arrivé de vous rendre quelque part parce que vous avez vu de belles photos sur Google du bled que vous cherchiez, d’arriver sur place et d’avoir l’impression d’attérir dans une ville fantôme, grise et sans âme, et d’espérer que vous ne vous êtes pas plantés en réservant vos vacances?

C’est la sensation que j’ai eue en arrivant dans le Finistère. On a défait nos bagages, on s’est installé et on s’est couché vers… HUM. 20h. Abattus de fatigue.

Le dimanche matin, les batteries rechargées, le soleil nous a montré son petit nez et là on s’est dit que décidément, fatigués, on voit tout noir.

Le soleil se reflétait sur les falaises, juste en face de l’accueil de la résidence de vacances. Un camaïeu d’ocres et de marrons sur lequel venait se fracasser l’écume des belles – et dangereuses vagues : une vue qui, inlassablement, vous coupe le souffle.

Ça annonçait la couleur : ici, peu de plages de sable fin : soit du galet pour accéder à l’eau, soit juste une mer à contempler depuis le haut des falaises-balaises qui t’interdisent direct de songer à mettre un pied dans sa mer(e). A moins de vouloir inscrire ton nom sur un registre des disparus en mer.

Alors non, pas trop de bronzette de prévu… Du moins, pas allongés. Ayant rempli la valise de coupe-vents, gros pulls et compagnie, il nous est arrivé plusieurs fois de nous retrouver à trimbaler accrochés à nos sacs nos vestes et pulls : 8 °C le matin et 15 à 20 °C l’après-midi.

Balade à Plougonvelin sur le sentier de randonnée longeant le Fort de Bertheaume.

Le dimanche matin nous sommes donc partis explorer les environs en commençant par Plougonvelin, un petit bourg de bord de mer avec un petit marché sur la place, en face de la mer. Nos baguettes achetées (la base), direction le Fort de Bertheaume. Le Finistère est riche en histoire, beaucoup de vestiges de guerre sont à découvrir, entre les forts, les phares et les bâtiments de l’armée, mais plus particulièrement de la Marine.

Vue du Fort de Bertheaume à droite et d’un pont le reliant à la terre ferme sur lequel se baladent les chèvres…

Nous sommes allés faire un tour du côté du Conquet pour prendre des infos sur la traversée pour Ouessant. Après deux jours de réflexion, on s’est dit que rester juste 5 heures sur une île aussi riche avec 1h de traversée, pour un montant de 30€ par personne A/R et dont la ville principale ne se trouve qu’à 3 km du port d’arrivée… Ça allait être du gâchis. Mais qu’un jour, on irait et qu’on y passerait plusieurs jours.

On a profité l’après-midi de la piscine de la résidence où notre poussin a bu sa première tasse ! Puis on a terminé la journée par une promenade le long de la plage de Porsmilin, où nous étions logés en fait, dans une toute petite commune faisant partie de Locmaria-Plouzané.

De Porsmilin on aperçoit le Fort de Bertheaume
Février, vers 19h, des solides font du surf… ils sont fous ces bretons !

2 – La Pointe de Saint-Mathieu (à Plougonvelin) et la presqu’île de Kermovan (Le Conquet)

Le lundi matin , direction la pointe de Saint-Mathieu. Le temps était radieux et on a pu y observer de « grosses » vagues (lui riait quand je disais ça car c’étaient les plus grosses vagues que je n’avais jamais observées « en vrai »). Elles arrivaient comme des chevaux au galop se fracasser contre la roche, inlassablement, surveillées par le phare dont la portée peut aller jusqu’à 55 km, dit-on.

Des cormorans huppés observent l’océan

L’après-midi nous nous sommes redirigés vers Le Conquet, par laquelle nous pouvions accéder à la presqu’île de Kermarez, où nous avons pu faire une belle rando de 3h (pause goûter comprise).

Chemin de rando menant à la presqu’île de Kermovan
Presqu’île de Kermovan

3 – Minou & Brest

Mardi, direction le phare du Minou. Encore de belles vagues et de belles falaises à grimper pour observer ce balai de flots… avant de nous diriger vers Brest, qui était à environ 15 km de notre point de chute.

Phare du petit Minou

Brest. En arrivant dans la ville se succédaient un nombre fou de feux de signalisation entrecoupés de dos-d’ânes : de quoi inciter les gens à prendre le tramway qui traverse la ville, ou plus surprenant, le téléphérique.

Une ville d’environ 142 000 habitants avec une partie « haute » d’où on peut observer un énorme domaine militaire regroupant la marine, la gendarmerie, les pompiers de la marine, etc… vraiment très impressionnant et une partie « basse » qui fait accéder aux quais : port de commerce, port de pêche et port de plaisance. Le paysage, ne nous mentons pas, n’est pas très beau ni très homogène. La ville est traversée par deux grands axes commerciaux où on peut retrouver, comme dans toute grande ville, des marques qui possèdent des boutiques un peu partout.

Cela dit, une belle découverte et un « petit » tour de 3h à Océanopolis où on était comme des gosses devant les manchots empereurs, les requins (qui tuent moins d’hommes chaque année que les abeilles, les éléphants et les serpents), les loutres, les poissons Napoléon – entre autres merveilles marines.


Les manchots empereur d’Océanopolis, le phare de la pointe Saint-Mathieu, les aloe vera géantes du bord de mer, les falaises, le poisson-napoléon trop rigolo et le salon de thé de bord de mer Le Chenal m’ont laissé -entre autres – de très bons souvenirs de l’endroit où se finit la terre.

4 – Le Chenal (via Lanildut, Melon & Porspoder)

Le mercredi matin, on a profité de notre loc’ : sport à la salle dédiée pour moi, pendant que le bébé et son papa allaient barboter à la piscine (que je pouvais observer à travers la vitre à droite, en pédalant sur mon vélo avec vue sur la mer, en face).

L’après-midi nous sommes allés faire un tour du côté de Lanildut (et là Saint-Mathieu m’a dit que ça lui faisait penser à « Sing me a song »… Outlander, quoi).

On a marché jusqu’à l’île de Melon et la commune de Porspoder et la fabuleuse découverte d’un café-librairie, Le Chenal, lors d’une pause goûter, situé pile poil en face de la mer sur un axe passant. Inutile de vous conter ma joie et mes divagations personnelles dans ce lieu où j’aurais pu passer – au moins – toute mon après-midi.

5- Saint-Renan

Le jeudi matin, le temps se gâtait. On est quand même allé faire un tour du côté de Saint-Renan. C’est une très jolie commune où se tient un marché le samedi matin. On l’aurait bien fait s’il ne nous avait pas fallu retrouver rapidement notre foyer le samedi en question (bébé malade).

L’après-midi nous nous sommes reposés, et le vendredi matin, on a encore profité de la salle de sport et de la piscine, c’était royal, il n’y avait personne et on avait vu sur la falaise illuminée à l’extérieur.

L’après-midi on s’est dirigé vers la pointe de Corsen, du côté de Lampaul. La balade avait l’air très chouette à faire, mais il s’est mis à pleuvoir beaucoup. Avec bébé qui commençait à être malade, pas le choix, demi-tour direction la casbah. Ce qui nous a permis de commencer à rassembler nos affaires. La prochaine fois, on reste deux semaines ! C’était un bien beau coin à découvrir, bien qu’on n’en ai fait qu’une petite partie…

Ou quand un Pic Vert vient te rendre visite tous les matins dans ton jardin

Questions pratiques :

  • On mange quoi en vacances ? (sans se prendre la tête)
  • Qu’est-ce qu’on prévoit pour partir?

I – Qu’est-ce qu’on mange ce soir?

A moins de se faire livrer « traiteur » tous les jours, soyons réalistes, il y a toujours en vacances la petite contrainte de se nourrir, et donc bien sûr, de cuisiner. Déjà je dirais, c’est de penser à vider le frigo et les placards. Pour cela, nous avons une glacière qui se branche à la fois sur secteur et à la fois sur l’allume-cigare, dans laquelle je mets deux pains de glace au préalable. C’est dans la glacière qu’on met bien entendu ce qui reste du frigo.

Dans des cabas, je vide les placards en triant : l’épicerie (pâtes, riz, sel, poivre, etc), le petit déjeuner, mais aussi les produits ménagers (si on ne veut pas qu’un forfait ménage ne soit déduit de la caution).

Puis à partir de ce qui reste je fais un menu de la semaine, sachant qu’on sera souvent partis à la journée en rando. Et puis on fait les courses avant d’arriver à la location.

Alors petit conseil. C’est bête mais c’est vrai qu’en étant en bord de mer, on a forcément envie de profiter des produits locaux. Réservez-vous votre envie iodée pour aller au restau, car cuisiner du poisson dans un mobile-home, un camping-car ou un appart sans hotte (ou avec une hotte qui fait juste du bruit) vous garantit d’avoir une odeur désagréable jusqu’à la fin du séjour… malgré les aérations.

Voici donc une petite idée de menu :

  • Samedi soir : Kedgeree au blé cuit à la tomate (au lieu du riz safrané) : cuire du Ebly (60 g cru par personne), l’égoutter, saler et poivrer et ajouter la sauce tomate. Cuire 4 oeufs durs. Réchauffer le haddock fumé en le plongeant 5 min dans l’eau bouillante. Ajouter un légume, par exemple des petits pois.
  • Dimanche midi : restes du Kedgeree (on mange à la résidence)
  • Dimanche soir : bifteck – lentilles et carottes
  • Lundi midi : lentilles et carottes (froid) et petit sandwich jambon beurre (on part à la journée)
  • Lundi soir : poisson – boulgour et fondue de poireaux 
  • Mardi midi : restau !
  • Mardi soir : Restes de poisson-boulgour et fondue de poireaux
  • Mercredi midi : croques monsieur (j’avais emmené mon appareil à croques, trop cool !)
  • Mercredi soir : pâtes bolo
  • Jeudi midi : restes de pâtes bolo (on a mangé à l’appart)
  • Jeudi soir : Nouilles chinoises
  • Vendredi midi : nouilles chinoises (restes)
  • Vendredi soir : assiette norvégienne : pomme de terre cuite à l’eau puis coupée en rondelles / cubes de saumon fumé et de concombre / sauce crème fraîche allégée, carré frais 0% ail et fines herbes, jus de citron, ciboulette et poivre
  • Samedi midi (jour de départ) : restes d’assiette norvégienne mis en boîtes

Donc pas trop de changement par rapport à la maison : je continue de faire attention à ce qu’on mange et je cuisine 2 fois plus pour remanger la même chose le lendemain midi, pour toujours n’avoir à cuisiner qu’une fois par jour (si possible).

II – Je mets quoi dans la valise?

Depuis la naissance de bébé, la liste de trucs à prendre pour partir en vacances ou en week-end a plus que doublé. Du coup je me suis créé une liste de vacances sur Excel et je rajoute au fur et à mesure des choses. Par exemple cette fois-ci j’avais tout prévu sauf du paracétamol pour adultes, de la pommade et une chevillère (récidiviste d’entorses que je suis). Des petits trucs que j’avais à la maison et que ça fait ch*** d’avoir oublié quand on a la cheville dans le sac et un mal de crâne horrible en se levant le matin.

Que ce soit en camping ou en location, par expérience, même s’il y a du matériel « fourni avec », il manquera forcément des outils de travail avec lesquels vous avez l’habitude de cuisiner, par exemple. Donc emmenez les vôtres avec vous (couteaux de cuisine, économe, pince inox etc). Pareil, dans une loc’, quand on dit « 4 personnes », il y en a forcément 2 qui vont dormir sur des banquettes de cuisine, à réunir lorsque la nuit va tomber… Donc si vous êtes vraiment 4, prévoyez une location de 6 personnes, pour avoir chacun un vrai lit.

Dans tous les cas, afin d’éviter d’oublier quoique ce soit, il m’est indispensable aujourd’hui d’établir des listes. Classée par catégories, ça me permet d’éviter d’oublier des choses essentielles, au fur et à mesure des vacances.

Voici une idée de liste :

  • Linge de maison :
    • Draps
    • Torchons
    • Oreillers
    • Serviettes
    • Couvertures
  • Effets personnels :
    • Vêtements + de sport et piscine
    • Trousse de toilette
    • Chaussures + de rando
    • Médicaments, chevillère, etc.
  • Pour la route :
    • GPS
    • Carte routière
    • Musique/Livre audio
    • Guide de vacances (pour ma part, c’est le Guide du Routard)
    • Chauffe-biberon (si bébé à bord bien sûr ^^)
  • Hi-Tech :
    • Appareil photo + sac + chargeur + cartes mémoire
    • Ordinateur portable et/ou tablette + chargeur
    • Téléphones + chargeurs
  • Ménage (si vous ne prenez pas le forfait ménage dans les locations, prévoyez de quoi nettoyer car il y a rarement tout ce qu’il faut) :
    • Éponge + liquide vaisselle
    • Papier toilette
    • Papier essuie-tout
    • Chiffons
    • Produits ménagers (anticalcaire, produit pour les WC, le sol)
    • Balai serpillière
    • Sacs poubelles
  • Liste de courses pour les faire juste avant d’arriver à la location (s’il reste un peu de place dans la voiture ! ^^)
  • Equipement bébé (si bébé ^^) :
    • Selon l’âge : biberon, lait, céréales, petits pots, compotes, yaourts
    • Bavoirs
    • Poussette et/ou porte-bébé (ce dernier étant très utile pour la rando)
    • Matelas bébé (voire lit parapluie s’il n’y a aucun équipement bébé fourni)
    • Tétines
    • Turbulettes
    • Couches/liniment/cotons/serviettes à langer
    • Serviettes de bain
    • Jouets/doudous
  • A faire avant de partir :
    • Donner les clés à un voisin ou un proche (notamment pour nourrir les animaux et arroser les plantes)
    • Arroser les plantes
    • Couper l’eau
    • Réduire les chauffages
    • Ranger la maison et faire le ménage (pour retrouver une maison impeccable en rentrant !)
    • Vider et nettoyer le frigo

Voilà, j’espère que cet article vous aura plu, en tout cas moi les vacances m’ont fait du bien, même si je ne serai pas contre d’y retourner ! (on n’en a jamais assez en fait ! hihi)

A bientôt pour des recettes (quand même !)

Prenez soin de vous,

Ange